Morsmordre

[Samedi 5 sept. 70] L'incident déclencheur (libre)

Invité
Sam 24 Mar - 11:15
La journée avait bien débuté, puis l'Incident arriva. Alors que Joaquín avançait paisiblement dans un couloir, le regard fixé devant, la tête dans les nuages, son pied buta contre un obstacle impromptu. Un sac laissé au sol, chargé par un sort qui l'avait durci comme de la pierre, provoquant une bordée de jurons en espagnol qui - 28 ans ou non - lui aurait valu les gros yeux de sa mère.

"Qui est le pendejo qui a laissé ça là ?" marmonna-t-il à mi-voix après s'être assuré qu'aucun élève ne pouvait l'entendre.

La réponse ne lui va pas immédiatement. Il fit quelques pas de plus, un tantinet claudiquant après avoir désensorceler le bagage, avant qu'une boule de parchemins ne le frappe à la tête. Puis une deuxième, tandis qu'il sortait sa baguette et faisait demi-tour, prêt à suivre les rires qui s'échappaient au détour d'une bifurcation.

Et BAM ! un nouvel obstacle au moment où il tournait dans l'intersection.

"Oh pard..."

Sa phrase s'arrêta là. Regard soupçonneux, baguette levée, Joaquìn inspecta la personne dans laquelle il venait de rentrer. Sans un mot. Prêt à jeter un sort si d'aventure une nouvelle boulette de parchemin arrivait dans sa direction, ou pire.


Dernière édition par Joaquín Lovelace Moreno le Lun 26 Mar - 21:26, édité 1 fois
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Préfet de Serpentard
Sam 24 Mar - 14:38
Cecil Lawford s’ennuyait. Et comme, ainsi que vous le dira tout Sang-Pur bien élevé, s’ennuyer est une inconvenance, il lui fallait trouver un divertissement. De toute façon, l’honnêteté nous force à convenir que, dans ce cas précis, la pression sociale n’y était pas pour grand-chose : quand Cecil s’ennuyait, quelqu’un en faisait généralement les frais ; pas besoin de lui parler de convenances pour ça.

Mais alors pourquoi s’ennuyait-il, demanderez-vous, lui qui pouvait compter sur la présence permanente d’une sœur et de toute une flopée de Serpentards taquins pour l’assister dans ses intrigues malicieuses ? Et bien, force était de convenir que le passage en 6ème année n’avait pas eu que des mérites, puisqu’il avait malencontreusement et pour la première fois dissocié les emplois du temps des jumeaux. Et c’est ainsi que Vivian, Regina et compagnie étaient tous en cours, tandis que lui, seul étudiant à n’avoir pas été dégoûté de l’Histoire de la Magie par les ronronnements soporifiques du Pr. Binns, se trouvait seul et désœuvré dans sa salle commune. Alors, oui, les esprits chagrins feront remarquer qu’il aurait pu consacrer cette petite pause à finir son devoir pour le Pr. Slughorn, ou encore à s’entraîner pour que le poulpe qu’il avait transfiguré depuis un candélabre à sept branches cesse d’émettre des flammèches au bout de ses tentacules, mais Cecil ne sentait guère d’humeur laborieuse, et il avait décidé d’appliquer à tous ces triviaux sujets la glorieuse méthode de la procrastination assumée.

Restait donc à résoudre la lancinante question : que faire ? Après avoir amusé Scrooge pendant quelques minutes avec un radis volant, l’inspiration le frappa soudainement : ce jour-là était celui où Pringle, le concierge (affectueusement et finement surnommé « Prickle ») devait faire le ménage du 5ème étage ! Cecil avait une idée pour saboter l’entreprise. Bon, ce n’était certes pas la meilleure qu’il ait eue, et la blague était plutôt du niveau de ce qu’il aurait pu faire en 1ère ou en 2ème année, mais parfois, il fallait savoir faire preuve d’un peu d’autocomplaisance : il se rattraperait la prochaine fois avec Vivan, et en attendant, il avait trouvé une petite plaisanterie sympathique et facile à mettre en oeuvre à faire au concierge.

Laissant Scrooge sautiller derrière le radis qui lévitait au dessus du sol, Cecil alla chercher un sac de rechange dans son armoire, en arracha toute étiquette qui aurait pu trahir son identité, le jeta sur son épaule et prit la direction du 5ème étage. Arrivé devant la statue de Gregory le Hautain, il posa la besace au sol et tira sa baguette. Sans pouvoir retenir un sourire malicieux, il la pointa sur le sac et dit :

- « Duro ».

Aussitôt, la sacoche se rigidifia, exactement comme si on venait de la tremper dans une bassine d’amidon. Continuant à brandir sa baguette, Cecil ajouta :

- « Gluo ».

Et voilà. Maintenant, il voulait bien voir quiconque essayer de soulever ce sac du sol à mains nues ! Oh, bien sûr, le contre-sort n’était pas très difficile à trouver, mais le temps que cette tanche de Pringle (surnommé « Prickle », certes, mais également « Cervotroll ») y parvienne, Cecil se donnait bien une demi-heure, voire une heure, de franche marrade devant ses efforts infructueux.

Satisfait, le jeune Lawford se frotta les mains et s’éloigna de la scène du crime qui se préparait, se promettant de revenir dans deux heures, quand le concierge commencerait sa tournée de nettoyage. A peine avait-il tourné au coin du couloir, cependant, qu’il entendit un bruit sourd de chute, suivi d’une volée de quelque chose dit en castillan qui ressemblait très fort à des jurons. De toute évidence, quelqu’un venait de se ramasser méchamment contre le sac.

- Par la barbiche de Salazar, maugréa Cecil, les gens ne peuvent donc pas regarder où ils mettent les pieds ? Ils vont me gâcher ma farce !

Il fit demi-tour, bien décidé à voir quel était l’idiot qui rêvassait suffisamment pour ne pas voir qu'un énorme sac de cour naviguait sur une course de collision avec sa petite personne, mais arrivé au tournant, il tomba nez-à-nez avec le Pr. Lovelace, l’air mécontent, la baguette tirée et une curieuse rougeur sur l’oreille droite. Aïe. Si c’était lui qui venait de se viander, il allait falloir la jouer fine.

- Professeur Lovelace ! s’exclama Cecil comme s'il s'était attendu à être la seule âme vivante alentours.

Mais il n’eut pas le temps de pousser plus loin son numéro d’acteur : un objet de consistance mollassonne, mais rapide, vint rebondir contre sa nuque. Totalement pris de court, il se retourna pour observer le couloir derrière lui… pour constater sa totale vacuité.

- Euh… Professeur ? Qu’est-ce qui vient de…

Brusquement, une boule de papier apparut de nulle part dans son champ de vision et vint le frapper sur le nez. Il n’en ressentit aucune douleur mais, sous le coup de la surprise, tomba sur ses fesses.

- Professeur ? insista-t-il, trop étonné pour songer à se relever. Qu... qu’est-ce qui se passe ?
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Capitaine de Gryffondor
Lun 26 Mar - 18:08

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Et voilà, elle était là, la septième et dernière année. Cela faisait à peine 6 jours que les élèves avaient regagné Poudlard, que les nouveaux étaient arrivés. D'ailleurs ces premières années offraient de bons espoirs pour le maintien des Gryffondors dans la course à la Coupe des Quatre Maisons. Mais ce n'était pas autant gagné que pour le recrutement des nouveaux joueurs de l'équipe de Quidditch. Il faudrait, cette année, recruter un minimum de trois nouvelles personnes pour remplacer les anciens septièmes années qui avaient quitté l'école ...

Charline était allongée sur le canapé de la salle commune des Gryffondors en pensant à qui pourraient être les candidats idéaux pour cette nouvelle équipe. Elle fit un premier tri, mais bien évidemment cela ne servait à rien, les élèves devaient d'abord se porter volontaire ... Elle n'aurait qu'à faire un beau discours pour motiver les troupes le soir même afin qu'un maximum de personnes veuillent rejoindre l'équipe.

Un sourire aux lèvres, elle se releva d'un saut, il fallait qu'elle profite de ce jour de repos pour reprendre ses exercices au balais. Histoire de se remettre un peu dans le bain du Quidditch avant le début de la saison. La jeune femme attrapa son sac avec quelques feuilles de papiers et deux plumes dans son sac, histoire de faire le point sur les joueurs restants et les postes à attribuer, et descendit les escaliers pour aller rejoindre le terrain de Quidditch et le local à balais.

Alors qu'elle descendait les escaliers menant au cinquième étage, elle aperçut la tignasse rousse et la cape de première main de celui qu'elle considérait, sans modérer ses propos, comme son ennemi juré. Bon, d'accord, elle ne le reconnut pas de suite, il fallait avouer qu'il n'avait pas sa double maléfique, ce qui était assez étonnant ...

Charline s'arrêta à quelques marches du sol, réfléchissant à une petite farce qu'elle pourrait lui faire, une sorte de vengeance, pour remettre les comptes à zéro en quelques sortes ... Une idée lui vint, ce ne serait pas bien méchant, mais cela marquerait le coup de cette dernière année, et que Monsieur Cecil Lawford soit préfet, ou non, peu lui importait, elle ferait ce qu'elle a à faire. Elle sortit de son sac trois feuilles de papiers et en fit trois belles boules. En bonne Poursuiveuse qu'elle était, ses passes ne rataient que rarement, alors elle plaça son bras en arrière et lança la première boule. Qui ne toucha pas. Alors sans attendre elle arma à nouveau et lança la deuxième boule qui rata à nouveau puis finit par toucher dignement le nez de ce sale petit Serpent, avec sa troisième boule, qui tomba sur son postérieur... Alors Charline éclata de rire et s'avança jusqu'à sa cible pour se ficher de lui.

▬ Ahah ! Comment je t'ai eu ! Je suis vraiment excellente !

Mais son sourire s'affaissa en l'espace de quelques secondes. Les secondes qui suffirent à reconnaître le Professeur d'étude des Moldus, Monsieur Lovelace Moreno. Un frisson glacial parcourut son dos tandis qu'elle tentait de retrouver une contenance convenable.

▬ Oh Professeur ... Je suis désolée, ce n'était pas vous que je visais ... Je voulais simplement faire une blague à Cecil ... Je ...

Charline se retrouvait rarement dans ce genre de situation. Ces situations qu'elle ne désirait pas et qui se produisait quand même, la mettant dans des positions malaisantes. Bien entendu, elle n'avait pas remarqué le sac ensorcelé sur lequel avait trébuché le professeur. Malheureusement pour elle.

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Invité
Mer 28 Mar - 18:08
"Hum..."

La baguette resta levée quelques secondes de plus, puis Joaquín l'abaissa contre lui. Le visage plus détendu maintenant qu'il tenait sa fautive, il mit - miséricordieusement - fin à ses bafouillements d'explications.

"Je n'ai rien contre les blagues, mais le sac dur comme la pierre au beau milieu du couloir, il faudra arrêter."
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Préfet de Serpentard
Jeu 29 Mar - 10:03
Cecil était en pleine tourmente sentimentale, jugez-en par vous-même : de la jubilation d'une farce réussie, il était passé à une peur prudente en découvrant le Pr. Lovelace, qui avait été suivie par la confusion la plus totale quand des boules de papier l'avaient attaqué. Maintenant, sa Némésis préféré, Charline Lambertson, venait de débarquer, et à toutes ces impressions avait succédé une cuisante honte à l'idée qu'elle puisse le voir le cul par terre et l'air hagard. Cependant, quand elle commença à bafouiller des excuses destinées à Lovelace et qu'il devint apparent que c'était elle qui était à l'origine de l'attaque des redoutables boulettes tueuses (de prof, principalement), la honte fit place à une jubilation mêlée de rancune.

Il se releva tout seul (et prit note que personne ne l'y aida) et entreprit de s'épousseter avec dignité.

- Lamby ! s'exclama-t-il de son ton le plus vertueux. Je suis un peu surpris : tout le monde sait que tu vendrais ton âme aux Détraqueurs plutôt que de rater une occasion de t'en prendre à la maison de Serpentard, mais je n'aurais jamais cru que tu pousserais le vice jusqu'à attaquer un enseignant !

Il se tourna vers Lovelace et ajouta d'un air faussement modeste :

- Evidemment, c'est à vous de décider, professeur, mais miss Lambertson s'est rendue coupable d'une double agression contre un professeur et un préfet ; je crois qu'il faut faire un exemple..
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Capitaine de Gryffondor
Ven 30 Mar - 10:58

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Il ne fallut pas un long moment à Charline pour comprendre qu'elle était dans un sacré pétrin. Et il ne lui fallait pas longtemps non plus pour comprendre que cette petite saloperie de Serpentard qu'était Cécil allait très largement profiter de la situation pour la retourner contre elle. Une frisson de colère parcouru l'adolescente. Elle fronça les sourcils en regardant son némésis qui la regardait avec un air qu'elle jugea beaucoup trop suffisant à son goût. Lamby ... Quel surnom horrible d'ailleurs ... Rapidement, elle délaissa le regard du rouquin pour se tourner vers le Professeur, c'était bien le seul qui pouvait trancher à ce moment là. Elle chercha donc à se défendre.

▬ Attendez Monsieur Lovelace ! Je suis effectivement coupable pour les boulettes de papier, et effectivement c'était un geste relativement bas de s'en prendre à Cécil alors qu'il me tournait le dos, mais je vous promets que ce n'est pas moi qui ai ensorcelé ce sac !

Son regard était braqué dans celui du professeur d'étude des moldus, quelqu'un qu'elle estimait énormément car elle était extrêmement attaché à la matière qu'il enseignait et qu'elle trouvait extrêmement charismatique. Elle tentait au mieux de lui montrer sa franchise, même si elle n'était pas sûre que ce soit le cas, elle pensait que c'était cet enfoiré de Cécil qui avait enchanté le sac et qui avait fait la plus mauvaise des deux blagues !

©️ Lady sur Epicode
Invité
Ven 30 Mar - 11:34
"Je vous crois, ne paniquez pas Miss Lambertson."

Parce qu'il ignorait totalement comment réagir face à une élève paniquée et qu'il avait eu, une fois ou deux, à consoler des élèves en manque de souffle à force de laisser la peur des examens les gagner. Une expérience qu'il ne se sentait pas de réitérer. Il dédia donc un sourire rassurant à la demoiselle, qui devint toutefois vite malicieux.

"Je crois également que Monsieur Lawford ici présent marque un point : un exemple mérite d'être fait. Vous êtes donc tous les deux conviés à m'aider à faire l'inventaire du matériel de ma salle de classe samedi matin. Vous, Miss, pour vous en être pris à votre camarade, et vous, jeune homme, pour avoir tenté de m'utiliser pour régler vos comptes. La subtilité est une qualité."

Ne vous faites pas prendre la prochaine fois, retint-il sans douter que deux élèves aussi intelligents comprennent le message.
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Préfet de Serpentard
Sam 31 Mar - 11:13
Cecil eut l'impression qu'un bezoar de la taille d'un poing de troll venait de pénétrer par effraction dans son estomac. Être puni pour une connerie qu'il avait faite, même si ça ne lui était encore jamais arrivé, il pouvait le comprendre, mais ça, ça dépassait tout ce qu'il avait imaginé. Ses joues prirent la couleur d'un derrière de phénix et il rétorqua d'un ton froid :

- Si je puis me permettre, professeur, je ne vois pas ce qui vous fait dire que je, euh... "règle mes comptes". Je suis un préfet, et le règlement m'autorise à prendre des sanctions contre elle ; je n'ai rien fait d'autre que ce que le règlement me commande de faire, que ça vous plaise ou non, et je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour ses bêtises. Lamby, pardon, Mlle Lambertson et moi ne nous apprécions pas, je vous accorde ça, mais ça ne retire rien à ce qu'elle a fait.

Par les castagnettes de Merlin, il n'allait pas se laisser marcher dessus par un petit professeur d'études des Pouilleux ! Si l'affaire continuait, le directeur - et son père - allaient en entendre parler !
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Capitaine de Gryffondor
Dim 15 Avr - 18:23

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

De toute évidence, le vent tournait. Et pas en défaveur de Charline pour une fois. Comme quoi, ce n'était pas une si mauvaise chose d'être une élève brillante en cours et d'être bien vue par ses professeurs. Et à constater la réaction de ce petit prétentieux de Lawford, ça ne lui faisait pas plaisir !

Mais bien entendu, ce sale fouineur n'allait pas gentiment accepter sa punition, non, bien entendu. Il fallait qu'il se défende. En sortant la carte du préfet modèle bien évidemment. Sale gosse qu'il était. Elle ne put quand même pas nier lorsqu'il fit remarquer qu'ils ne s'appréciaient pas et opina du chef pour mettre en valeur son accord.

▬ Cecil dit juste, nous ne nous apprécions pas, et j'admets ma faute quant au lancé des boulettes de papier ... Cependant, connaissant la fourberie de mon camarade Serpentard, je me permettrais de le suspecter d'être celui qui a mis en place ce sac enchanté dans le couloir. Ce qui, bien entendu, me fait accepter notre punition à tous les deux à sa juste valeur Professeur Lovelace-Moreno.

Charline baissa ses yeux bleus vers le sol en guise d'acceptation, une sorte de marque de soumission afin de montrer, une fois encore, sa bonne foi. Parce que pour la première fois depuis très longtemps, la Gryffondor avait une chance d'enfin faire payer le Préfet des Serpentards qui ne cessait de faire des siennes, en particulier aux élèves de sa maison à elle.

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Mer 18 Avr - 7:01
L'impression, fugace, que les deux élèves feraient preuve de maturité s'envole rapidement. Aucun ne semblait comprendre son problème avec le comportement du jeune Lawford, Lambertson se prêtant finalement au même jeu, et sa certitude que la punition a véritablement nécessaire ne fit que grandir. Peut-être apprendraient-ils à ne plus prendre les autres pour des pions à utiliser dans leurs querelles, ce d'autant plus qu'ils venaient tous deux de familles influentes.

"Suffit. Mr Lawford, je ne doute pas de la capacité de votre père à me mettre des bâtons dans les roues, mais j'entretenais l'espoir qu'à votre âge, vous ayez perdu le réflexe de se cacher dans ses robes.

Miss Lambertson, ce que j'ai dit pour votre camarade s'applique à vous aussi : je ne suis pas un outil à utiliser pour rendre la vie de Mr Lawford plus difficile. D'autant que je ne sanctionne pas sur la base d'un simple doute.

Vous avez tous les deux des responsabilités et en aurez davantage en vieillissant. Autant apprendre maintenant à être dignes de la confiance qu'on vous accorde.
"
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Préfet de Serpentard
Mer 18 Avr - 11:56
Bon, puisque Lovelace se mettait à parler de son père sans même avoir besoin de lui tendre de perche, Cecil n'allait pas dire non - c'était quand même cocasse, quand on se disait que ce même père avait été à peu près ami avec celui du professeur d'études des Péquenots, bien des années plutôt. Est-ce que Lovelace s'en souvenait ? Rougissant comme un Weasley sous le coup de la colère, Cecil s'écria en toute mauvaise foi et avec une feinte indignation :

- Mon père ? Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ! Je ne vois pas ce qui vous fait dire que je me "cache dans ses robes", je n'ai même pas parlé de lui ! Et puisque vous ne jugez pas sur les "doutes", je ne vois pas pourquoi vous voudriez me donner une retenue juste parce que vous vous "doutez" que j'ai voulu vous influencer... alors que je ne fais que mon boulot de préfet !

Puis il se tourna vers cette sale petite peste rouge et or de Lamby et, l'imaginant en train de se noyer dans le lac sous le regard affamé d'un calamar géant sortant de trois semaines de régime, ajouta avec un sourire d'une remarquable hypocrisie :

- Je suis sûr que Miss Lambertson sera d'accord avec moi : plutôt que de m'accuser sans la moindre preuve - alors que c'est elle qui vient d'être prise la main dans, euh, j'allais dire le sac -, elle ferait bien de se souvenir que les Gryffondor sont censés être les grands défenseurs de la justice. Lamby, osa-t-il en se disant qu'il n'avait plus grand chose à perdre, est-ce que tu peux honnêtement dire que je n'ai pas raison ?

Au moins, il aurait essayé. Si Lamby opinait dans son sens, ce serait la consécration, sinon, bah... l'affaire allait finir chez le vieux Dumby, et Cecil ne doutait pas que le directeur laisserait tomber les charges - en tout cas, il l'espérait. Mais après six ans à éviter le bureau du grand patron, il aurait été dommage d'y atterrir à cause de la susceptibilité d'un latino trop ombrageux.
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Capitaine de Gryffondor
Mer 18 Avr - 13:22

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Bon il était clair que Charline avait mal géré son coup. Comment avait-elle pu penser qu'elle aurait pu tourner la situation en sa faveur ? Mais après tout ... Elle était certaine que c'était Lawofrd qui avait ensorcelé le sac, ça se voyait à sa sale tête de petite vermine. Mais voilà, cette raclure essayait maintenant de la mettre de son côté, ou du moins d'unir ses forces avec elle pour vaincre le professeur.

Il pouvait toujours courir ce sale merdeux. Plutôt mourir que de l'aider à s'en sortir. Surtout qu'il en rajoutait une couche pour l'enfoncer à elle et se sauver à lui. Salopard.

Alors, elle marqua un long silence, comme pour appuyer les mots du Professeur Lovelace-Moreno et réfléchissant quoi répondre. Puis soudain ...

▬ Tu as raison Cecil, les Gryffondors sont de "grands défenseurs de la justice", c'est pourquoi j'accepte la sanction du professeur. Je m'excuse d'avoir voulu me servir de vous pour punir Monsieur Lawford.

La sang et or se tourna face à l'adulte et baissa la tête en signe d'inclination. Elle remonta son sac contenant toutes les affaires pour la préparation du prochain match de Quidditch sur son épaule et inspira longuement, prête à assumer les sanctions.

Dans sa tête, elle souriait d'excitation. Même si elle était elle aussi punie, elle ne pouvait pas rêver mieux que d'emmener Lawford avec elle. Enfin il avait ce qu'il méritait. Même s'il n'était pas directement désignait comme étant celui qui avait enchanté le sac. Mais c'était déjà ça. Et ça devait le faire bouillonner intérieurement ... Elle jeta un coup d'oeil dans sa direction, pendant une seconde, le regard narquois. Finalement cette dernière année commençait plutôt bien ...

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Préfet de Serpentard
Sam 28 Avr - 13:38
"Garce" fut le premier mot qui vint à l'esprit de Cecil, ce qui n'avait rien d'exceptionnel quand il était confronté à Lamby. Celle-ci venait de se retirer du débat, de botter en touche pour le laisser seul face à un Lovelace avide de vengeance. Il pouvait se figurer sans peine la jubilation intérieure qu'elle devait éprouver à l'idée de voir son pire ennemi entraîné dans sa chute : il aurait ressenti la même chose à sa place. Puis il se raisonna : d'accord, ce n'était pas le triomphe espéré, mais au moins, il aurait la satisfaction d'avoir entendu la lionnette reconnaître sa faute. Rien que pour ça, il était content d'être venu. En outre, peut-être cet aveu aiderait-il le professeur à se calmer ? Jouant son va-tout, Cecil embraya :

- Je ne sais pas si vous comptez me punir, au final, professeur, mais pendant que nous papotons ici, la personne qui a enchanté ce sac s'éloigne, si ce n'est pas Charlène. Est-ce que vous me permettez au moins, comme je suis préfet, d'inspecter les couloirs du coin pour essayer de le retrouver ?

Ah, douce innocence, que tu es plaisante à feindre...
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Capitaine de Gryffondor
Mer 2 Mai - 19:59

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Mais quel fourbe ! Il arrivait à tout retournait ce sale Serpent ! Et ça avait marché, le professeur leur avait ordonné de régler ça entre eux, comme de futurs adultes et sorciers puis était parti. Sûrement las de voir deux adolescents se crêpaient le chignon alors qu'ils avaient tous les deux de grandes responsabilités au sein de l'école. Charline avait croisé ses bras sous sa poitrine. Cecil ne s'en sortirait pas comme ça ! Elle allait le prendre à son propre jeu.

▬ Bien Professeur Lovelace, mais je vais me permettre d'accompagne Mr Lawford pour chercher qui est la personne malintentionnée qui a mis ce sac au bout du couloir.

Ses bras encore croisés sous sa poitrine, elle regardait le professeur disparaître au bout du couloir, puis se braqua sur Cecil. Un regard des plus accusateurs.

▬ Bon beh vas-y, on va le chercher la sale petite enflure qui a fait ça. Je te laisse prendre de l'avance.

Bien entendu, elle attendait avant de l'accuser directement, on ne sait jamais qui pourrait passer dans le coin.


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Préfet de Serpentard
Jeu 3 Mai - 10:34
La fuite de Lovelace était une véritable victoire ! S'il y avait une leçon à tirer de cette journée, c'était que la guerre d'usure, ça donnait des résultats ; Cecil se promit de garder en tête la tactique de la lassitude pour une prochaine situation délicate. En attendant, restait à dégager Lambychiante de ses pattes, elle l'avait suffisamment emmerdé pour la journée. V'là-t'y pas qu'elle se proposait de lui coller aux basques pendant qu'il "cherchait" le coupable ! Sans doute soupçonnait-elle quelque-chose, il allait falloir la jouer fine... Il attendit que Lovelace soit hors de portée d'oreille, puis se tourna vers la tigresse.

- Par Morgane, tu ne peux plus te passer de moi ! lança-t-il, un sourire moqueur au coin des lèvres. Tu vas bien bientôt me demander de rejoindre les Gryffondor, qu'on fasse des fiestas dans votre salle commune de bourrins ?

- Bon beh vas-y, on va le chercher la sale petite enflure qui a fait ça, commanda-t-elle avec son insupportable pédanterie. Je te laisse prendre de l'avance.

- Quoi, tu as peur, Lambychoute ? Tu crois que le grand méchant loup-garou t'attend pour te dévorer au détour d'un couloir ? la nargua-t-il. N'empêche, je dois admettre que je n'aurais jamais cru que tu avais suffisamment de culot pour me faire un coup comme celui des boules de papier. Je suis tellement impressionné que j'ai presque envie de ne pas me venger ! Presque...
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Capitaine de Gryffondor
Jeu 3 Mai - 10:53

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Le retour de la provocation. Ce sale merdeux pouvait pas s'en empêcher ! Non, il fallait toujours qu'il soit désobligeant et méchant avec elle seulement pour que ce soit elle qui attaque en premier. Et bien sûr, ça mouchait à chaque fois. L'adolescente serrait fortement sa mâchoire et ses poings pour s'empêcher de lui sauter au visage avec des insultes aussi violentes que loufoques. Elle le fusillait du regard. S'il savait à quel point elle avait envie de lui jeter des sortilèges interdits pour le faire taire.

Non. Si Salem n'entendait qu'un tant soit peu ce qu'elle pensait il la punirait salement. Donc elle tira un trait définitif sur cette envie soudaine d'un Avada Kedavra ou d'un Endoloris, et inspira profondément, pour reprendre son calme. Jetant un nouveau regard autour d'eux, elle répondit :

▬ Oh arrête Cécil, je ne suis pas une idiote, il n'y a personne dans ces couloirs, il n'y a que nous, je sais que c'est toi qui as enchanté le sac. Ton sourire snobinard et de fayot te trahit à chaque fois. Y'a besoin de chercher personne.

Les sourcils froncés, elle était satisfaite de son accusation, parce qu'elle savait. Après toutes les saloperies qu'il avait faite avec son idiote de soeur, depuis leur entrée à Poudlard, c'était une évidence. Elle rejeta ses cheveux en arrière d'un geste à la limite du royal.

▬ De te venger ? T'exagères pas un peu ? Je pense que si on devait compter tous els coups bas que nous nous sommes faits en cinq ans, bientôt six, toi et Vivian êtes bien au dessus de ce que je vous ai fait. Donc niveau vengeance, je suis certainement la mieux placée. Alors arrête de faire le fier comme ça tu veux. Tu ne m'impressionnes.

Charline braqua ses beaux yeux bleus sans ciller dans ceux du jumeau Lawford.


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Préfet de Serpentard
Jeu 3 Mai - 13:02
- Oh, arrête, Cecil, je ne suis pas une idiote, s'emporta Lamby dans une affirmation que le jeune homme trouvait extrêmement contestable. Il n'y a personne dans ces couloirs, il n'y a que nous, je sais que c'est toi qui as enchanté le sac. Ton sourire snobinard et de fayot te trahit à chaque fois. Y'a besoin de chercher personne.

Le Serpentard haussa un sourcil qu'il voulait vertueux, mais prétendre que le geste fût très convaincant serait une exagération.

- C'est une chose qui m'a toujours fasciné, chez vous autres petits chatons : vous croyez en la justice, mais vous y croyez sur la simple foi de vos impressions. La notion de preuve, c'est trop prolétaire pour vous ? s'enquit-il avec une mauvaise foi exemplaire. Tu devrais peut-être t'y intéresser un peu plus, parce que pour l'instant, c'est toi qui es collée, et moi qui m'en sors... Eh oui, règle de base du troll des couloirs : ne pas s'en prendre aux profs !

La jeune femme se campa sur ses appuis et croisa les bras dans une attitude qui n'était pas sans rappeler le dragon devant son trésor, braqua ses (pas trop moches) yeux dans les siens et lança :

- Si on devait compter tous lescoups bas que nous nous sommes faits en cinq ans, bientôt six, toi et Vivian êtes bien au dessus de ce que je vous ai fait. Donc niveau vengeance, je suis certainement la mieux placée. Alors arrête de faire le fier comme ça, tu veux ? Tu ne m'impressionnes pas.

Oh, mais c'est qu'elle commençait à s'énerver. Cecil savait ce qu'il y avait de dangereux à exciter un chat sauvage, mais la voir perdre ses moyens était juste trop précieux pour qu'il se prive de ce petit plaisir. Il mima un bâillement et répliqua :

- C'est rigolo, Lambygnonne, on pourrait presque croire que tu t'imagines que ton opinion m'intéresse au moins marginalement. Et évidemment que notre score est largement supérieur au tien, ce n'est pas la question ! Si Vivian ou moi te jouons un mauvais tour, c'est dans l'ordre des choses, tu n'as pas à dire quoi que ce soit. Par contre que tu nous joues un sale coup, ça, ça doit se réparer. Je serais toi, je me méfierais des armures du château, dans les jours qui viennent, un coup de hache est si vite arrivé...
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Capitaine de Gryffondor
Sam 5 Mai - 22:12

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

Charline tiqua. Bon sang qu'il était agaçant à lui donner des surnoms ridicules en lien avec son nom de famille. Celui d'un ancien Premier ministre de la Magie quand même, Cécil n'avait décidément aucun respect. Mais bon, la jeune fille se rassurait en se disant qu'il s'agissait d'un comportement totalement immature et qu'en le traitant en égal, elle était supérieure à lui. Et ceci lui donnait une remarquable confiance en elle.

Puis il la menaça. Il ne savait faire que ceci ce petit saligot, et la rabaisser, bien entendu. Il se sentait tellement supérieur à elle, s'en était déroutant. Les poings de Charline se serrèrent fermement tandis qu'un grognement s'échappait discrètement de ses lèvres. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire pour le contrer ? De toute façon, il essaierait toujours d'avoir le dernier mot.

A ce moment là, Charline rêvait simplement d'être une géante et de le métamorphoser en petite souris qu'elle pourrait écraser avec une facilité déconcertante. Mais ce n'était pas encore possible donc elle chercha quoi répondre ... Et c'était relativement compliqué ... Alors elle prit une grande inspiration et se gratta le ventre.

▬ Hé voilà, des menaces, c'est parfait, comme ça j'aurais des preuves si jamais tu arrives à tes fins. Et arrête de penser que tu as tous les droits, un jour, je réussirai à te coincer Lawford, je briserais aux yeux de tous ta suprématie. Et tu ne seras plus qu'un fils à papa sans aucune notoriété !

La jeune femme braquait sur Cécil des yeux révoltaient, elle en avait assez d'être menée en bateau par ce sale gamin et sa soeur jumelle à la noix. Il fallait qu'un jour quelqu'un lui apprenne les bonnes manière. Bon le fait qu'il était préfet compliquait largement les choses ... Et le caractère de Charline lui permettait difficilement de rassembler des voix autres que celles des Gryffondors ...

▬ Alors maintenant, arrête de me prendre de haut, parce que le jour où tu tomberas, ça te fera sacrément mal ...


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Préfet de Serpentard
Dim 6 Mai - 16:58
Visiblement, Cecil avait frappé une corde sensible, car Lamby semblait particulièrement remontée quand elle ouvrit - ce qui n'était pas un mince exploit, car Lamby avait toujours l'air remonté aux yeux du jeune Lawford.

- Et voilà, des menaces, c'est parfait, dit-elle. Comme ça, j'aurai des preuves si jamais tu arrives à tes fins.

- Des menaces ?! s'exclama le rouquin, mimant un air peiné. Alors que je te recommande simplement de faire bien attention à toi ?! Quelle ingratitude ! Moi qui me soucie tant de la santé de ma Gryffondor préférée !

- Arrête de penser que tu as tous les droits, poursuivit-elle. Un jour, je réussirai à te coincer Lawford, je briserai aux yeux de tous ta suprématie et tu ne seras plus qu'un fils à papa sans aucune notoriété !

"Fils à papa" ? Là, par contre, il fallait admettre que la Lionçonne avait touché juste : si Cecil était légitimement fier de ses origines et s'il se foutait de ce que les autres disaient de sa personne, il aimait en revanche à penser qu'il devait ses succès à son propre mérite, et pas au carnet d'adresse de son père. Ses joues prirent une jolie teinte plumes-de-phénix alors qu'il fronçait les sourcils. Charlène avait commis une erreur, ce genre d'insinuations le rendait méchant...

- Après toutes ces années, tu crois encore que la notoriété m'intéresse ? rétorqua-t-il d'un ton méprisant. Je me soucie moins de ce que les gens racontent à mon sujet que ne le ferait, par exemple... je ne sais pas, la glorieuse capitaine de l'équipe des Gryffondor, si populaire, si... parfaite... aux yeux de ses petits camarades rouge et or. Qu'est-ce que ses supporters diraient s'ils apprenaient qu'elle s'en prend aux professeurs, au risque de faire perdre des points à sa maison chérie ?
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Capitaine de Gryffondor
Jeu 17 Mai - 9:45

L'incident déclencheur Avec Cecil &
Joacquin

De toute évidence, l'adolescente avait trouvé ce qui permettait de faire dégoupiller ce sale morveux de Lawford. Alors il n'aimait pas qu'on attribue sa réussite à son cher Papa ? Hé bien très bien ! Même si elle risquait gros, Charline comptait bien rester sur ce discours ! Il fallait qu'il commette une erreur ce sale petit enfoiré. Il fallait qu'elle parvienne à briser sa carapace d'acier et son discours impeccable pour gagner la joute.

Mais voilà, Cécil parla de son attitude. Mais il ne savait pas que l'honnêteté était la faiblesse mais aussi la force de Charline. Voilà pourquoi les gens l'appréciaient, elle ne mentait pas, elle défendait les siens, et même si elle s'y prenait mal, c'était toujours dans un bon fond. Alors un immense sourire écarta ses fines lèvres rosées. Elle passa une main dans ses cheveux, jubilant face à la colère qui émanait du rouquin des serpentards.

▬ Allons Cécil, tu sais pertinemment comment cela se passerait. Va donc le raconter, je ne nierais jamais et tiendrais exactement le même discours que je viens de tenir à notre professeur. Tu sais, on gagne plus à assumer ses actes qu'à les mettre sur le dos d'une autre personne comme tu le fais. Alors vas-y, je ne te retiens pas, essaie de briser mon image Laword, mais sache que je n'aurais aucune difficulté à la redorer. Et c'est ça ma force.

Nouveau sourire sur ses lèvres, regard légèrement hautain et très fier.

▬ Moi je n'ai pas seulement besoin de compter sur mon nom et la peur que je crée pour que les gens me respectent.

Charline croisa ses bras sous sa poitrine. Fière de l'allure que prenait leur discussion. Pour la première fois, elle avait l'impression que le vent tournait en sa faveur. Peut-être bien que Cécil ne ferait pas autant son malin les fois suivantes, car maintenant, elle connaissait l'une de ses faiblesses. Et elle ne la lâcherait pas tout de suite. Elle continuerait de le dominer encore un peu.

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Dernière édition par Charline Lambertson le Lun 21 Mai - 10:58, édité 1 fois
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Préfet de Serpentard
Jeu 17 Mai - 20:57
Cecil commençait à se souvenir pourquoi il détestait autant Charline : au-delà du fait qu'elle était la vibrante image de tous les défauts que pouvait accumuler la maison de Gryffondor, au-delà de son auto-satisfaction sans fondement, au-delà de ce petit sourire pimpant qui lui donnait une furieuse envie de l'abandonner toute nue et sans baguette sur la banquise d'un Yéti nourri au yaourt depuis six mois, la jeune fille faisait partie de cette restreinte et imbuvable catégorie de personnes tellement sûres de leur bon droit, de leur irréprochable vertu, de leur hauteur morale que leur rabattre le caquet était tout simplement impossible. Cecil ne crachait pas dans la soupe : lui aussi, il était impossible de lui fermer le clapet, et lui aussi était sûr de son bon droit. Mais il n'avait jamais eu de prétention à une quelconque forme de vertu ; il ne se mentait pas à lui-même. Et de voir la rouge-et-or se comporter de la sorte, telle la défenseuse de la veuve et de l'orphelin moyenne, ça le mettait en rogne.

- Ta force ? Ta force ? s'esclaffa Cecil, qui n'en croyait pas ses oreilles. Et puis quoi, tu vas me présenter ton C.V., ensuite ? "Qualités : sait redorer son image". Bravo, bravo ! On va voir si tu sauras aussi la redorer quand la rumeur commencera à circuler que tu t'es envoyée la moitié des mecs de 6ème et de 7ème année. Ne t'inquiète pas, je serai très sélectif : je retiendrai seulement les noms de ceux qui seront trop contents de s'entendre dire qu'ils ont pu sortir avec une jolie fille comme toi. Comme ça, pas de risque qu'ils aillent nier. Oh, tu veux que j'y ajoute quelques filles, aussi, tant que j'y suis ? J'ai des amies à Serpentard qui seraient ra-vies de cette aubaine.

Cecil marqua une petite pause, faisant mine de réfléchir

- Ou alors je pourrais évoquer la herde de centaures dans la Forêt Interdite ; tu sais comme les relations inter-espèces sont populaires... Mais ça, ce serait plus une nouvelle pour Sorcière-Hebdo : la fille du grand Salem Lambertson à la une, ça ferait vendre, ils se ficheraient bien de savoir si ce qu'ils racontent est vrai ou pas. Tu vois, conclut Cecil avec un sourire, il y a toujours quelque-chose à salir, chez vous...
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Capitaine de Gryffondor
Ven 25 Mai - 17:32

L'incident déclencheur Avec Cecil &
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Le bout des oreilles de Charline rougit d'un coup, si on avait un peu d'imagination, on pouvait aussi voir de la fumer en sortir. Non pas de gêne mais de colère. C'était bien triste, mais les histoires de cul tournaient bien plus facilement que les dernières bêtises des élèves. Et Charline avait beau avoir une réputation de fille sérieuse, si jamais un bruit se répandait sur de multiples histoire de fesses avec de nombreux garçons de son âge, c'en était fini de sa crédibilité. L'image d'Andrew traversa son esprit, la faisant rougir de plus belle car elle ne pouvait pas nier qu'elle avait un petit faible pour le capitaine des blaireaux. Si jamais ça arrivait à ses oreilles à lui, ses chances deviendraient totalement impossible. Déjà que son caractère les rendait difficiles ...

Le poing de la sang et or se resserra tandis qu'elle s'avançait dangereusement vers Cécil, rouge de colère.

Et si même ses parents l'apprenaient, que penseraient-ils d'elle ? Cécil avait raison, la carrière de son père en prendrait un coup, même si cela n'était qu'un ramassis de mensonges.

Les dents serraient, sa voix sortit comme un sifflement :

▬ Tu n'es qu'une vermine Lawford, tu ne t'attaques aux autres que par des mensonges, et j'avoue que celui là serait ingénieux ... Mais regarde moi ça, t'es même pas capable d'affronter les gens à la loyal... T'es juste une ordure, sans la moindre paire de couilles.

Ca y est, le langage châtier qu'imposait le rang de la jeune femme se brisa pour laisser place à une vulgarité plus naturelle. Bien entendu, elle ne ferait pas le moindre mal à ce petit enfoiré, elle savait pertinemment qu'elle n'y gagnerait rien. Mais elle comptait bien l'impressionner. Même si elle n'était pas bien grande, Charline possédait un charisme et un mental qui lui offraient une force de persuasion plus importante. Mais voilà ... Les arguments commençaient à manquer, et la conversation semblait s'appauvrir. Alors elle alla chercher dans ses retranchements pour appuyer sa colère.

▬ Mais tu sais, je parlerais pas trop de la réputation de mon père, quand nous savons pertinemment, toi et moi, que celle du tien n'est sûrement pas aussi blanche que ce qu'il laisse croire. De toute façon, nos parents n'ont rien à voir là dedans, enfin dans mon cas. Je compte bien me faire ma place dans ce monde sans avoir à me servir de leurs noms. Et ta place de Préfet ne te protégera plus encore longtemps Cécil. Le retour du bâton se fera sentir un jour ou l'autre et ça te fera très mal. J'en suis intimement persuadée.


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Préfet de Serpentard
Lun 28 Mai - 9:59
Cecil eut un instant de doute en voyant la furie rouge s'avancer vers lui le poing serré, la mine furieuse et les oreilles couleur fesses de Boutefeu Chinois : il se demanda si elle n'allait pas le frapper, une perspective qui l'effrayait autant qu'elle l'enthousiasmait : certes, il n'avait pas envie de se prendre un chtard dans la tronche, d'autant que la bougresse n'était pas faiblarde, mais en même temps, avec un coup comme ça, il pourrait la coller jusqu'à la fin de l'année... Cependant, Charline se contenta de se camper devant lui et de lui fulminer sous le nez :

- Mais regarde moi ça, t'es même pas capable d'affronter les gens à la loyale... T'es juste une ordure, sans la moindre paire de couilles.

- Oh, pas de propos indécents, tu veux ? s'indigna le jeune homme, qui avait des côtés prudes sous des dehors affranchis. Je n'ai pas du tout envie de te prouver le contraire !

Elle entreprit ensuite de lui tenir un petit discours sur papa-Lawford-le-vilain-pas-beau, sur les joies de la méritocratie dans le postmodernisme magique et sur comment le pauvre jeune garçon plein de morgue qu'il était allait vite déchanter. Cecil haussa un sourcil et répondit d'un ton blasé :

- C'est bien possible, Chacha, mais en attendant, je suis préfet et j'ai bien l'intention d'en profiter. Ecoute, tout ceci ne va nulle part : tu ne peux pas me saquer, je ne peux pas te saquer... Ce n'est un scoop pour personne, et rien de ce qu'on pourra se raconter n'y changera grand chose. Du coup, ce n'est pas que je n'aie pas envie de passer ma journée à échanger des insultes avec toi, mais franchement, je crois que je vais y aller. Ou bien y'avait-il encore autre chose que ma chatonne préférée avait à me cracher à la face ?


Hors-RP : voilà, du coup, si tu veux conclure, tu peux ! Et si tu veux relancer, tu peux aussi, je te laisse le choix ~
J'espère que ça te va !
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Capitaine de Gryffondor
Mar 29 Mai - 21:39

L'incident déclencheur Avec Cecil &
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Charline allait répondre à sa provocation quand il fit quelque chose qui l'étonna beaucoup : mettre un terme au conflit. Cela lui coupa le sifflet et elle a du mal à l'écouter sans éprouver ce sentiment insoutenable d'être d'accord avec lui. L'espace d'un instant, elle eut l'impression qu'une trêve, voir la fin de leur guerre infantile venait d'être votée. Mais bien entendu, ce n'était qu'une impression. Car rapidement il se remit à l'appeler avec ces petits surnoms insupportables qui donnait des envies de meurtres à Charline, qu'elle se retenait de faire pour ses parents et sa réputation, essentiellement.

Elle ravala rapidement sa fierté, souhaitant elle aussi mettre un terme à cette entrevue inutile : elle avait bien mieux à faire, comme réfléchir à la nouvelle composition de l'équipe, à de nouvelles formations et de nouvelles tactiques. Son boulot de capitaine. Alors, après une inspiration elle lui répondit :

▬ Non c'est bon, rien de plus à te dire.

Charline marqua un temps de pause, tourna ses talons, se dirigeant vers l'escalier qui descendait à l'étage en dessous puis s'arrêta juste avant les marches pour faire un dernier commentaire :

▬ Je prouverais, juste, que c'est toi qui a ensorcelé ce satané sac.

Puis finit par descendre, faisant un geste obscène de la main à cette petite saloperie de Cécil avec un large sourire au bord des lèvres. Se rendant compte, qu'au final, elle aimait bien se disputer avec lui, ça lui permettait de passer le temps quand elle s'ennuyait et ça lui donnait un vrai but, autre que remporter la coupe.


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