Morsmordre

Sleepless Night | Ft. Joshua K. Starbreak

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Élève de Poufsouffle
Lun 17 Sep - 22:23

ft. Joshua

Sleepless Night

La lumière pénétrant dans la salle commune de Poufsouffle se faisait de plus en plus absente au fur et à mesure que tu parcourais les pages de ta dernière trouvaille : un livre sur la création moldue du grille-pain. Même si tu avais vécu une bonne partie de ta vie dans le monde des moldus, tu n’avais jamais vu de pareil appareil de tes propres yeux. Bien-sûr, il vous arrivait de manger du pain grillé, mais il était cuit à l’ancienne sur le feu de cheminée et parfois vous aviez droit à une bonne couche noire de pain qui était absolument ignoble et que pourtant, ta mère adorait.

Tu ne comprenais toujours pas cet engouement pour du pain brûlé. Il perdait absolument tout son côté moelleux et agréable et se transformait en morceau de charbon sans aucune saveur autre que celle qui te rappelait bien trop l’odeur qui devait se dégager lorsque l’on jetait une sorcière au bûcher, il y a de cela des siècles. Et, quoique tu n’étais pas contre l’idée d’éradiquer toute forme de sorcellerie avant, il était en effet plus délicat d’être positif à cette idéologie maintenant que tu étudiais dans une école de magie. Toujours est-il, cette ressemblance fortuite ne te donnait absolument pas envie d’être à la place de ce bout de pain jeté dans les flammes.

Assis confortablement dans un des gros coussins jaunes à plumes d’autruches disposés le long des murs de la salle commune, tu avais en tête de lire encore quelques courts chapitres avant de rejoindre ton dortoir, même si la quiétude de la salle se mêlant au crépitement du feu de cheminée te donnaient presque envie de rester encore quelques heures voire même de te reposer dans cette salle.
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Élève de Poufsouffle
Dim 23 Sep - 0:40

SLEEPLESS NIGHT

ft. Aurèle

Inconnu

« Où peuvent-elles bien être passées ? » étais-tu en train de te demander alors que toutes tes affaires, il y a quelques instants rangées soigneusement dans ta valise, gisaient sur le sol. Que ce soit à la maison ou à Poudlard, il fallait croire que tes chaussettes finissaient toujours par disparaître d’une manière ou d’une autre. Un moment tu les posais sur une chaise quelconque, un autre quelqu’un s’amusait à te les piquer pour au final que tu glisses malencontreusement dessus et tombe lamentablement par terre, la douleur de la chute te laissant cette désagréable impression que tu avais cassé ton coccyx ou une vertèbre. Dans tous les cas, c’était toujours une activité que tu détestais faire par dessus tout après la vaisselle. Qu’est ce que tu hais faire la vaisselle. Pas que l’idée de laver des assiettes te dérangeait, mais que tu es tellement mauvais pour les frotter et te faire passer un savon par ta mère, qui te jugeait et t’observait tel un vautour de l’inquisition,  t’agaçait au plus haut point. Voilà bien deux activités auxquelles tu aimerais te passer dans tous les cas. Cependant tu t’exécutais, sans te laisser submerger par la frustration d’avoir perdu de nouveau ton vêtement.

C’est après une bonne dizaine de minutes, tandis que tes camarades discutaient ou dormaient, alors que tu étais presque allongés au sol dans l’espoir de retrouver ces chaussettes sous un lit, que tu décidas finalement de jeter un œil dans la salle commune de ta maison. Tu te relevais alors, tes genoux te faisant souffrir d’avoir été contraints à rester collés au sol tandis que tu regardait sous chaque meubles. Tu époussetas rapidement tes vêtements et te dirigeas vers la salle commune en prenant garde à ne pas marcher sur les affaires de tes camarades.  
Une fois dans la dite salle, tu recommenças tes recherches sans prêter attention à ce qu’il se passait autour de toi : tu étais concentré sur l’image de chaussette qui s’était tellement gravée dans ta tête que quelque soit l’objet, s’il était de la même couleur et paraissait de la même forme, tu serais persuadés pendant une ou deux secondes que ce serait l’objet que tu cherchais. Pour ce faire, tu soulevais ou déplaçais des vêtements, des sacs et d’autres choses qui ne t’appartenais certes pas, mais qui se trouvaient en travers de ton chemin. Tu sentais la rage ainsi que la frustration de ne pas trouver ce que tu cherchais monter en toi. De plus, la fatigue commençait à te submerger et te donner envie de tout abandonner et de reprendre tes recherches demain. Cependant, si tu venais à repousser ces recherches à demain, tu ne pourrais pas la journée, la salle étant utilisée par les élèves, tu te verrais mal en train de la retourner en présence d’autant de monde. Et auquel cas si tu reprenais les recherches au soir, tu serais également atteint par la fatigue et donc tu reporterais au lendemain et ainsi de suite… Non, tu devais retrouver tes affaires ce soir. Tu faisais donc fi de la fatigue durant tes recherches...


Dernière édition par Joshua K.Starbreak le Mar 25 Sep - 11:05, édité 1 fois
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Élève de Poufsouffle
Dim 23 Sep - 15:20

ft. Joshua

Sleepless Night

Les yeux luisant de fatigue et pratiquement clos contre ta volonté, tu finissais rapidement les quelques pages qui te séparaient encore de la fin du chapitre qui devait marquer celle de ta lecture pour la soirée à venir. Tu avais bien trop lutté contre le sommeil pour te permettre de continuer, ne serait-ce qu’un chapitre et risquer de fermer définitivement les yeux dans un sommeil qui serait sans doute interrompu par un stupide préfet qui te sermonnerait en te criant que, non, les coussins de la salle commune ne sont pas fait pour qu’un élève y élise domicile alors qu’il suffit de marcher deux minutes pour trouver son propre lit.

Soufflant, tu fermas assez bruyamment le livre que tu avais jugé fort intéressant et que tu avais bien entamé pour le moment. Tu planifiais déjà ta journée du lendemain afin de trouver un créneau pour le finir au plus vite et le rapporter à la bibliothèque lorsque tu bâillas d’ennui à l’anticipation des cours que tu allais avoir. Le cours de potion était celui que tu appréciais le moins. Peut-être était-ce dû aux efforts que tu devais fournir lors des compétitions organisées par le professeur, ou bien le fantasque Slughorn en lui-même. Tu ne comprenais plus grand chose aux potions depuis que tu avais réussi à passer ton examen de cinquième année. Mais le pire n’était pas ce cours de potions, mais celui qui suivait. Tu adorais les runes, mais tu n’arrivais pas à voir le but de ce cours. Au bout de cinq ans, il était évident que vous aviez fait le tour du sujet, et plus aucune rune n’avait de secret pour toi. Toujours est-il, tu allais trouver la journée bien longue avant de pouvoir te détendre un peu.

Manquant inexorablement de t’assoupir dans la salle alors que tu observais intensément le feu crépiter doucement dans la cheminée, tes yeux finirent par s’ouvrir de nouveau lorsqu’un bruit parvint à ton oreille endormie. Relevant la tête qui avait fini par se reposer contre le mur, ta vue se dirigea d’elle-même vers le vacarme salvateur. Un élève en était l’origine, et il ne fallut que quelques secondes à ton cerveau engourdi pour reconnaître la silhouette floue qui s’agitait dans la pièce. Si ta mémoire ne te faisait pas défaut, le jeune homme qui fouillait toute la salle était un étudiant de troisième année ▬ ou dans ces eaux-là, tu n’avais pas réellement fait attention à l’année exacte de son arrivée. Ce n’était pas la première fois que tu l’observais alors qu’il avait probablement perdu un objet, et tu présumais que ce ne serait pas la dernière.

Tu ne connaissais rien de cet élève : son nom était inconnu, de même pour son âge et tu ne savais même pas ce qu’il faisait à Poudlard. D’ailleurs, tu n’avais jamais entendu le son de sa voix, et il n’avait probablement jamais entendu la tienne non plus. Chaque fois que le poufsouffle perdait un objet, tu n’avais pas le courage de proposer ton aide, et le peu de fois où tu allais faire l’effort, il finissait par le retrouver avant. Cela ne te dérangeait pas plus que cela, après tout.

Balançant ton poids vers l’avant pour te donner assez d’impulsion dans les jambes, tu te relevas afin de te diriger vers ton dortoir. Tu avais réussi à trouver un peu de courage pour regagner ton précieux matelas douillet, alors il fallait faire vite avant que ton ambition ne flanche à la première marche. Arrivant devant le couloir où tu t’arrêtas, tu entendais toujours le jeune homme bouger les objets de la salle. Soufflant une nouvelle fois, tu décidas de faire demi-tour. Pourquoi pas lui proposer ton aide, cette fois ? Tu n’avais rien à gagner, et rien à perdre, n’est-ce pas ?

Tu as perdu quoi, aujourd'hui ? lanças-tu alors que tu t’approchais lentement du centre de la salle. Ta voix était légèrement rouillée à force de rester dans le silence, mais elle avait réussi à se maintenir durant ton court temps de parole.
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