Morsmordre

Une section pas si interdite (septembre 1970, ft. Regina Shacklebolt)

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Préfet de Serpentard
Mar 3 Juil - 8:47
S’il y avait un sentiment que Cecil abhorrait, c’était l’ennui. Et s’il y avait une chose qui le plongeait dans l’ennui (outre une éventuelle victoire de Gryffondor à l’issue de la Coupe des Quatre Maisons), c’était le fait de travailler ? Vous vous rendez compte ? Travailler ! Lui, un Lawford ! Y’avait-il idée plus absurde, plus vulgaire ? En fait, il était même intimement convaincu que ces deux termes, « travailler » et « Lawford » étaient une oxymore. Hélas, on avait oublié d’inculquer cette petite leçon grammaticale aux professeurs de Poudlard, et ceux-ci avaient jugé bon de noyer la 6ème année de Serpentard, Cecil compris, sous une montagne de devoirs qui devait égaler en taille et en poids un géant adulte sortant de son petit-déjeuner de cailloux. Ce qui contraignait le jeune homme à se livrer à cette activité qu’il détestait tant – et, par conséquent, le plongeait dans l’ennui.

Heureusement, un petit ange veillait sur les Lawford et leur servait de conscience stakhanoviste : Regina Shacklebolt, grande bûcheuse devant l’Eternel (en tout cas comparée aux jumeaux, ce qui n’avait rien d’un exploit) et compagne de toutes leurs péripéties. C’était ce petit ange qui l’avait conduit, les pieds traînant, à la bibliothèque où ils planchaient maintenant depuis une heure sur la loi de Gamp et ses exceptions - Vivian, elle, avait été sauvée de sa conscience par une séance d’entraînement de Quidditch, même si la pensée de l’amas de travail qui l’attendait à l’issue de ses éreintants exercices ne manquait de faire briller une leur moqueuse dans les yeux de son frère.

Ayant apposé le point final à son paragraphe sur la contre-exception que formait l’argent au sein des métaux nobles, Cecil estima qu’il pouvait s’accorder une pause et leva les yeux de son parchemin. Regina, elle, était résolument et studieusement penchée sur le sien, son improbable touffe de cheveux ondulant tel un buisson battu par la brise au gré des allers-et-retours du bras avec lequel elle tenait sa plume.

- Je m’ennuie, Reg’, lâcha-t-il en se grattant la nuque.

Phrase fatidique quand elle émanait de la bouche de l’un des jumeaux Lawsnob, car elle signifiait indubitablement que bientôt, plus personne alentours n’allait s’ennuyer.

- Tu sais quoi ? poursuivit-il. J’ai une bombabouse dans mon sac - tu sais, celle qu’on devait placer au-dessus de la porte de Pringles, mais on n’a pas pu parce que Peeves était en train de saboter le chandelier juste à côté. Ca te dit qu’on éclaire un peu le quotidien de tous ces, euh… studieux petits génies ?
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Élève de Serpentard
Mar 3 Juil - 19:44
Il était parfois coûteux d’être bonne élève. Surtout en début d’année, lorsque vous n’aspiriez à rien d’autre que passer du temps avec vos amis pour prolonger encore un peu la bienheureuse insouciance estivale, et que vos professeurs vous jetait à la figure une énorme masse de devoirs. L’insouciance estivale devait être pour eux un mal contagieux qu’il fallait éradiquer au plus vite. Ils y avaient plutôt bien réussi, puisque l’ensemble des sixièmes années de Serpentard se retrouvait désormais à pester contre le corps professoral, et pour les plus raisonnables d’entre eux, à établir un programme de travail (à défaut de s'y mettre, au travail).

Regina n’avait pas poussé le vice jusqu’à ce point d’organisation, mais en élève sérieuse, elle avait pris aujourd’hui la décision de s’enterrer sous une pile de bouquins à la bibliothèque et de ne se déterrer que lorsqu’elle serait débarrassée de la composition de métamorphose. Une composition terriblement scolaire, d’ailleurs, qui ne demandait guère plus que de la rigueur dans ses recherches. Et comme elle avait bien conscience que c’était exactement le genre de devoir que les jumeaux Lawford abhorraient le plus, et qu'ils risquaient fort de reporter ce devoir le plus possible, elle leur avait annoncé qu’ils avaient pris la même décision qu’elle sans en avoir conscience, et qu’ils viendraient ensemble à bout de la loi de Gamp et ses exceptions (« pas la peine de me remercier »). Vivian avait invoqué l’Excuse Entrainement de Quidditch, et Regina n’avait pas de carte supérieure, mais Cecil n’avait pas un tel atout dans sa manche, et elle l’avait donc traîné jusqu’à la bibliothèque.

Il s’était tenu tranquille pendant près d’une heure, qu’ils avaient passé à compulser des ouvrages de métamorphose et à rédiger, penchés sur leur parchemin. Regina commençait avec satisfaction à voir la fin de sa partie sur les tentatives de contrevenir à la loi de Gamp au cours de l’histoire, quand la voix de Cecil retentit à côté d’elle.

- Je m’ennuie, Reg’.

- Et ça n’augure jamais rien de bon, répondit-elle avec un petit sourire, parce qu’elle n’en pensait rien. L’ennui de Cecil Lawford débouchait toujours sur un chaos follement divertissant.

- J’ai une bombabouse dans mon sac - tu sais, celle qu’on devait placer au-dessus de la porte de Pringles, mais on n’a pas pu parce que Peeves était en train de saboter le chandelier juste à côté. Ça te dit qu’on éclaire un peu le quotidien de tous ces, euh… studieux petits génies ?

Naturellement, elle se souvenait de cette bombabouse. Après l’avoir reçu, le concierge aurait dû empester durant plusieurs jours. La jeter dans la bibliothèque revenait à provoquer un cataclysme, les élèves s’enfuiraient à coup sûr dans un joyeux désordre et le bibliothécaire ferait sans doute une syncope. Aucune exception à la loi de Gamp ne pouvait rivaliser avec cette perspective… Une punition du professeur McGonagall pour travail non terminé par contre… Sans compter le devoir d’astronomie pour lequel elle allait également avoir besoin de livres de la bibliothèque.

- Je n’ai rien contre libérer cet endroit des rats de bibliothèque, mais je n’ai pas envie de rédiger mon exposé d’astronomie en me bouchant le nez parce que mon manuel source empeste, répondit-il en posant sa plume. Il faut trouver un endroit ou la faire exploser sans qu’elle contamine le rayon où se trouvent les cartes du ciel. Une idée ?
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Préfet de Serpentard
Mer 4 Juil - 15:44
C'était pour ça que Regina et le duo Lawford fonctionnaient si bien ensemble : ce que à quoi les uns ne pensaient pas, l'autre ne manquait pas de le souligner. Tous ensemble, ils étaient aussi invicibles que s'ils avaient réuni les Reliques de la Mort - aussi invincibles et, Cecil en était à peu près certain, infiniment plus rigolos.

- Tu as raison, convint-il : la dernière fois qu'on a lancé une bombabouse, c'était quand les Poufsouffle sortaient de leur cours d'herbologie en février dernier. De ce que m'a dit la préfète-chef, la serre n°5 est encore condamnée à cause de l'odeur...

De fait, c'était précisément la persistance de sa puanteur qui rendait le recours à cet instrument aussi amusant, mais il aurait dommage que leur propre blague se retourne contre eux ; or, ils auraient besoin de la bibliothèque dès les semaines qui allaient arriver s'ils voulaient éviter de se refarcir tout le programme sur la loi de Gamp l'année prochaine.

- Hmmm, lâcha Cecil, songeur, même si faire plus de bruit en une minute que cette bibliothèque n'en a connu en un millénaire serait un bel exploit, j'ai bien peur que nous devions laisser tom...

Soudain, son regard se posa sur un grand 7ème année dégingandé qui se promenait avec, sous le bras, un bouquin qui essayait de le mordre et de se dégager de son emprise ; une illumination lui tomba alors dessus comme la dragoncelle sur Pré-au-Lard en hiver.

- Attends ! s'exclama-t-il du ton excité qu'il n'adoptait que quand une farce de choc avait germé dans son esprit. Je sais où nous pouvons lâcher la bombe ! Un endroit où n'aurons aucune raison d'aller avant l'an prochain et où nous sommes sûrs d'emmerder toute la 7ème année : la Section Interdite !
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Élève de Serpentard
Jeu 5 Juil - 18:42

La Section Interdite… Regina aurait applaudi à grand bruit si cela ne risquait pas de provoquer leur expulsion de la bibliothèque. La bombabouse imprégnerait toutes sortes de livres dangereux et hargneux, qui ne se laisseraient pas nettoyer si facilement. Il était même fort probable que certains d’entre eux se défendraient et contre-attaqueraient contre tout sortilège que les élèves ou enseignants les plus audacieux pourraient tenter de leur lancer pour adoucir leur odeur. Sans compter la surprise que provoquerait l'explosion, et la frustration que ce serait pour tous les septième année d'ignorer l'auteur du désastre. C'était une idée brillante, dont étaient décidément coutumier les jumeaux Lawford.

- Ils mettront des mois à ne serait-ce que convaincre les bouquins de les laisser désinfecter les étagères… Cecil, tu es un génie ! souffla-t-elle avec un sourire appréciateur.

La jeune fille repoussa sur le côté son devoir de métamorphose, qui n’avait désormais pas plus d’intérêt qu’un yéti sans son pelage, et passa sa main dans ses cheveux ébouriffés, dans un geste qu’elle adoptait souvent lorsqu’elle se mettait à réfléchir. Autour d’eux, la bibliothèque était loin d’être déserte. Plusieurs tables d’études étaient occupées par des élèves studieux penchés sur leurs livres ou leurs parchemins. Quelques-uns s’y penchaient si bien qu’ils s’étaient assoupis. Mais la plupart d’entre eux étaient bien éveillés, et leur travail ne les fascinait pas suffisamment pour qu’ils ne deviennent pas des témoins gênants quand la bombabouse exploserait. De plus le bibliothécaire rôdait entre les étagères, et il avait la fâcheuse habitude de considérer comme suspect n’importe quel élève qui avait le malheur de se déplacer dans les rayonnages, ou de s’approcher de la Section Interdite.

- Il nous faut une diversion, statua Regina sur le ton de l’évidence.

Elle jeta autour d’elle un regard circulaire et s’arrêta sur un rayon à l’opposé de la Section Interdite. Un peu de raffut attirerait immanquablement le bibliothécaire, ainsi que l’attention des élèves avachis sur leurs chaises. Maintenant, comment provoquer ce raffut sans qu’il s’accompagne de suspicion ? Regina avait son idée sur la question.

- Je m’en charge. Je te laisses le soin de faire exploser cette bombabouse, dit-elle en se levant et en prenant dans ses bras les manuels de métamorphose.

- Sur ce...

Regina adressa à Cecil une parodie de salut militaire accompagné d'un sourire goguenard, déjà amusée à l'idée du chaos que ne pouvait manquer de provoquer une bombe puante parmi des livres gorgés de magie.
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Préfet de Serpentard
Ven 6 Juil - 11:57
Cecil rendit son salut à Regina et la regarda s'éloigner dans une allée en se demandant ce qu'elle avait en tête - mais confiant en le succès de son entreprise : Regina avait une agaçante tendance à réussir tout ce qu'elle faisait.

Quand son amie eut quitté son champ de vision, Cecil se mit à son tour en mouvement. Il rangea dans son sac sa trousse et son décidément bien insipide devoir de métamorphose, puis se dirigea vers la sortie de la bibliothèque. Arrivé au rayon qui donnait sur la Section Interdite, cependant, il s'arrêta net, comme s'il venait de se souvenir brusquement d'une chose qu'il aurait oublié de faire, et bifurqua dans l'allée, où il commença à faire semblant de scruter les tranches des livres qui s'alignaient de chaque côté. Son visage affichant un air aussi indifférent que celui d'un Re'em en train de contempler une petite cuillère, il s'approcha petit à petit des grandes grilles en fer ouvragé qui défendait le précieux petit havre de connaissances dans lequel ils allaient semer le chaos.

Parvenu à son but, il jeta un furtif coup d'oeil à travers les barreaux pour découvrir la Section occupée par deux Serdaigle de septième année qui lui tournaient le dos, penchés sur une table de travail. D'abord contrarié par ces importuns, Cecil réalisa ensuite qu'ils allaient en fait lui faciliter le travail : il n'aurait pas besoin de se décarcasser à ouvrir la porte, ces braves jeunes gens allaient le faire pour lui.

Hors RP : voilà, je m'arrête là pour le moment, car j'attends de voir ce que tu as prévu comme "diversion" et si je peux m'en servir pour faire ouvrir la porte aux deux Serdaigle, ou si Cecil va devoir se débrouiller tout seul comme un grand !
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Élève de Serpentard
Ven 13 Juil - 23:53

Regina s’éloigna entre les rayonnages. À celui de métamorphose, elle rangea les livres qu’elle portait dans les bras et passa ensuite au rayon suivant, où les manuels accessibles laissaient place à des essais plus obscurs et moins fréquentés. Lui restait dans les mains l’ouvrage d’une certaine Calpurnia Dawson, dont le travail sur les retombés de la loi de Gamp dans l’apprentissage de la magie lui avait été recommandé par le professeur McGonagall. L’emplacement de ce livre-là se trouvait au sommet de l‘étagère qui s’élevait haut sous le plafond de la bibliothèque. Le mètre soixante-dix de Regina ne lui permettait pas de l’atteindre. C’était le genre de situation pour laquelle l’échelle coulissante au coin du rayonnage était supposée se rendre utiles. Dans les faits cependant, les échelles de la bibliothèque de Poudlard servaient peu, les élèves préférant lancer d’un sortilège d’attraction pour tirer les livres de leurs étagères trop haut placé. Quant à les y remettre… l’exercice était plus difficile et demandait une réelle dextérité et… eh bien, apparemment, un certain nombre d’élèves avaient à cœur d’assurer l’occupation du bibliothécaire en rangeant les livres au petit bonheur la chance.

Pour sa part, Regina aimait l’ordre et la rigueur, aussi faisait-elle parfois l’effort d’utiliser les échelles coulissantes. C’est ainsi qu’elle avait remarqué plus tôt dans la journée que certaines de ces échelles avaient tendance à grincer, notamment celle du rayon où elle se trouvait désormais. Un petit grincement léger, auquel personne n’avait pris la peine de remédier, et qui s’était rappelé à l’esprit de Regina voilà quelques instants, y faisant germer une idée.

Vérifiant tout d’abord qu’aucuns yeux indiscrets ne se dirigeaient vers elle, la Serpentard repoussa l’échelle à bonne distance des ouvrages en ‘D’. Puis elle jeta sur la rampe ou coulissait l’échelle un sortilège grippant, le genre de ceux que l’on applique sur le verglas lorsqu’on tient à conserver sa dignité intacte. Elle répéta plusieurs fois l’opération, et entreprit ensuite, dans le but vertueux de ranger l’ouvrage qu’elle tenait toujours en main à sa juste place, d’amener l’échelle jusqu’à la section des ‘D’.

Un affreux grincement retentit alors dans le silence de la bibliothèque. Les crochets de l’échelle crissaient horriblement contre les aspérités provoquées par le sort de Regina sur la barre de fer, rendant son glissement plus lent et laborieux. Elle ne put s’empêcher de grimacer lorsque le crissement devint ultrason, mais continua de pousser. Si avec ça, l’attention des élèves présents n’étaient pas attirée... C’est à ce moment que le bibliothécaire surgit dans le rayonnage, un air affolé sur le visage. Lorsqu’il vit Regina tirant sur son échelle, son air affolé se calma un peu, la menace d’un attentat étudiant n’ayant jamais revêtu pour lui le visage de Regina Shacklebolt. Cette dernière adopta un rictus d’excuse de circonstances, en se déclarant « vraiment désolée, je ne comprends pas pourquoi est-ce que ça fait ce bruit… Je voulais seulement ranger un livre… ».

HRP : Toutes mes excuses pour le délai, ma semaine a été plus chargée que je ne l'avais initialement prévu.
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Préfet de Serpentard
Sam 14 Juil - 15:28
Alors qu'il en était encore à essayer de deviser une solution pour faire sortir les deux Serdaigle (une idée commençait à germer dans son esprit qui présentait le double intérêt de lui permettre de faire usage de la boîte-à-appels-au-secours dont il avait fait l'acquisition l'été précédent, d'une part, et d'être très distrayante, d'autre part), un crissement absolument épouvantable résonna dans toute la bibliothèque, déchirant les tympans introvertis de dizaines d'élèves dont les rêves de paisibles révisions venaient de prendre fin avec la dernière des brutalités, force sursauts, cris de protestation et encriers renversés sous la surprise.

Un sourire appréciateur étira les lèvres de Cecil, qui s'élargit encore quand, comme il l'avait espéré, les deux élèves qui occupaient la Section Interdite se levèrent précipitamment et se ruèrent vers la sortie, avides de découvrir la source de tout ce raffût (et probablement de passer leurs nerfs : l'un d'eux venait de se faire mordre par le livre qu'il était en train de consulter, un Syllabaire Scrupuleux des Sorciers Sadiques Sélèbres (sic) particulièrement hargneux et qui n'avait pas apprécié la soudaine agitation). Pas de doute, Regina était une championne ; seule Vivian pouvait prétendre rivaliser avec elle en matière de coups tordus, et Cecil commençait à regretter vivement qu'elle ne fût pas là pour profiter avec eux de la pétulance de la journée. Mais ce n'était que partie remise, et en attendant, le plus beau service à lui rendre était encore de réussir leur glorieux projet - de la sorte, ils auraient une belle histoire à lui raconter quand elle reviendrait de Quidditch.

Adressant des félicitations intérieures à la noire jeune fille qui devait être en train de mener le bibliothécaire par le bout de son nez poussiéreux, le Serpentard se glissa furtivement dans la Section Interdite dont la négligence des deux septième année avait quelque-peu écorné la légitimité du nom. En entrant en ce haut-lieu de savoir, cet Avalon de l'académicien, la part cultivée et amoureuse des livres de son âme s'accorda une demi-seconde de pieux recueillement, mais l'heure n'était pas au sérieux, et la raison première de sa venue reprit bien vite le dessus !

Il convenait d'agir vite : la diversion offerte par Regina ne durerait qu'un temps, et il aurait bien du mal à justifier de sa présence si jamais il était surpris en l'un des endroits les plus prohibés de Poudlard. Fort heureusement, cinq années de pratique ininterrompue des coups fourrés lui avait conféré une certaine vélocité de mouvement, aussi ne lui fallut-il guère plus d'une minute pour extirper la bombabouse de son sac, la coller sous la table au moyen d'un sortilège de glu, enclencher l'horloge et l'armer. Voilà. Dans trois minutes et quinze secondes, la vénérable bibliothèque de Poudlard allait s'emplir d'une odeur plus pestilentielle que celle d'un nid de goules en période de reproduction.

Un air innocent sur son visage, la démarche très digne, le sentiment du devoir accompli illuminant son petit corps de Sang-Pur irrémédiablement snob, Cecil quitta la Section Interdite pour rejoindre Regina et la foule des élèves qui était allée voir l'origine de l'ignoble grincement.

Hors-RP : pas de souci pour le retard, je commençais juste à craindre que ma réponse ne t'ait pas inspirée ; grand était mon malheur QAQ
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