Morsmordre

Plots and schemes are the same thing (avec Rahel Whitewind, octobre 1970)

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Préfet de Serpentard
Mer 23 Mai - 21:09

Hors-RP : ok, alors autant te prévenir, c'est exceptionnellement mal écrit (je ne sais pas ce qui m'est arrivé, sérieux, j'ai honte de mes tournures de phrase : ça me donne l'impression d'être revenu en 4ème =D), mais enfin les idées globales y sont (en tout cas, je l'espère) ; j'ai placé le RP dans le Parc, même si on commence dans le Grand Hall, car c'est là qu'il va principalement se dérouler.



Toute la semaine, l'école avait bruissé d'une excitation qui n'avait eu de cesse de croître jusqu'à atteindre son paroxysme le vendredi, lorsque tous les élèves étaient partis en week-end dans un enthousiasme fébrile. Il faut dire que le samedi qui allait suivre s'annonçait comme un grand jour : il verrait en effet se tenir le premier match de Quidditch de cette nouvelle année, l’ouverture traditionnelle de toutes les compétitions qui s'étaient tenues à Poudlard depuis que le directeur Eustace Flystraight avait décidé de créer la Coupe des Quatre Maisons : Gryffondor contre Serpentard, a.k.a. le Derby, le Grand Duel, la Foire d’Empoigne et le Massacre en Règle.

Pour marquer ce grand jour, Cecil avait décidé de frapper fort. Alors, oui, d’ordinaire, une telle « frappe » aurait été accomplie avec la complicité de sa partenaire de toujours, Vivian, sœur jumelle et fouteuse de merde de compétition, mais il se trouvait que, précisément, ladite Vivian faisait partie de l’équipe qui allait disputer le Derby du matin suivant, qu’elle devait donc passer une bonne nuit de repos et qu’accessoirement, son frangin adoré voulait lui faire une petite surprise – une surprise qui, il en était sûr, allait galvaniser son moral et celle de tous les Serpentard, qu’ils soient joueurs ou supporters. Quant à Regina, autre fouteuse de merde talentueuse et fidèle amie, elle était clouée au lit par une grippe stupéfique à assommer un troll.

Fort heureusement, Cecil n’était jamais à court de ressources quand il s’agissait de mener à bien ses plans machiavéliques, aussi avait-il été prompt à trouver une troisième candidate au méfait : Rahel Whitewind, camarade de dortoir des susmentionnées, homologue féminin à la préfecture de 6ème année et, quoique ne démontrant pas la même prédisposition à la farce que ses deux consœurs, toujours partante lorsqu’il s’agissait de travailler à la gloire de la maison Serpentard. Pour ne rien gâter, la chère jeune fille présentait un gros atout : une capacité à lécher les bottes des adultes qui laissait Cecil, pourtant pas novice en la matière, totalement béat d’admiration.

Or, il était vital de s’assurer la sympathie, sinon la complicité, d’au moins un membre du personnel de l’école pour que son idée ait une chance d’aboutir. Telle avait été la mission qu’il avait confiée à la jeune fille aux cheveux blancs : faire en sorte de dégoter une bonne poire qui saurait les couvrir si jamais ils étaient découverts en train de se promener sans aucune justification dans le parc au beau milieu de la nuit. Pendant ce temps, lui-même s’était consacré à quelques petits travaux pratiques qui avaient fait appel à des connaissances puisées dans cinq années de cours prodigués par le professeur Slughorn, ainsi que dans les bouquins du Dr. Farquharson qu’il avait piqués à son père, pour parvenir à un résultat aussi explosif que satisfaisant : les plus beaux feux d’artifice pro-Serpentard que le château de Poudlard aient jamais vus. Comme quoi les Potions et l’Alchimie, ça pouvait servir des fonctions insoupçonnées.

A 23h ce soir-là, Cecil était campé dans un discret recoin du grand hall, protégé des éventuels regards inquisiteurs par l’ombre de l’escalier et l’imposante armure de Sir Harry Largegirth. Il n’était pas spécialement inquiet : à cette heure-ci, tout le monde était rentré dans ses quartiers, y compris les adultes, et Pringle ne rôdait jamais au rez-de-chaussée la nuit ; la seule inconnue était constituée Peeves, mais bon… s’il fallait tenir compte du Poltergeist, plus personne ne prendrait le risque de bouger dans Poudlard.

Un bruit soudain le fit se raidir, la main sur la baguette. Il se détendit en reconnaissant la silhouette presque éthérée de Rahel qui s'avançait vers lui dans la faible clarté des torches.

- Ah, Whitewind, murmura-t-il. Comment ça s'est passé ? La voie est dégagée ? De mon côté, tout est prêt - il tapota un petit paquet qu'il portait sous le bras et qui contenait les explosifs -, il n'y a plus qu'à se lancer !
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Mer 30 Mai - 13:22
« Comploter, c’est voyager sous des noms qui sont fauxP. Quignard


***


-Ils sont en piteux état, ces tulipiers…

L’approche était simple, sans originalité mais néanmoins efficace. Le jardinier de Poudlard leva un regard sombre (enfin, sombre selon ses critères) vers la Serpentarde qui se permettait de critiquer son magnifique buisson… Couvert de pucerons et d’autres insectes impitoyables. En dépit de tous les soins qu’il avait pu leur apporter, toutes les potions et mêmes tous les produits moldus qu’il avait utilisé. Rien n’y faisais.  Cela faisait trois jours qu’une horde de parasite ravageait inlassablement les tulipiers, sans aucune explication. Ce qui semblait contrarier le jardinier, qui tenta d’ignorer la jeune femme. Lorsque… Lorsqu’il remarqua la fleur de magnolia qui ornait la chevelure nivéale de cette dernière.  En âme charitable qu’il était, il ne put s’empêcher de l’avertir :

-Je suis au courant, merci. D’ailleurs, tu devrais faire attention : les tulipiers et les magnolias sont de la même espèce. Tu pourrais très bien te retrouver couverte de pucerons…

Cette idée sembla le faire sourire malicieusement.
Rahel lui rendit son sourire, tout en s’approchant avec une lenteur exagérée du buisson infesté. Elle en approcha sa tête, et ajouta en guise d’explication :

-Aucun risque…

Elle retira délicatement la fleur emprisonnée dans ses boucles satinées avant de l’approcher audacieusement de l’arbuste malade. Etonné,il la laissa faire en observant le résultat : lorsque le pétale entra en contact avec une feuille noircie, les bestioles reculèrent promptement vers l’intérieur, la masse grouillante s’écarta comme mue par la volonté d’un seul individu. Plus impressionné qu'il voulait bien le laisser paraître, il laissa s'échapper un petit sifflement d'admiration et s'enquit :

-Comment as-tu réussi ce coup-là ? C'est un sortilège ? Un remède ? Je pensais à avoir tout essayé !

Rahel remis la fleur dans ses cheveux, et tendit une petite fiole au jardinier.

-Avec ceci, une potion que j’ai concocté pour éloigner les nuisibles. Je n’ai que cette fiole, pour mon usage personnel, mais je peux en faire davantage…

Le sorcier s’apprêtait à accepter, mais ses yeux dérivèrent vers l’insigne de Serpentard de l’élève. Il eut un instant d'hésitation involontaire et demanda sur un ton circonspect :

-Quel est ton prix ?

Le sourire de Rahel ne fanait pas, tandis qu’elle haussait les épaules, comme si elle n’y avait jamais réfléchit.

-Oh je pensais vous l’offrir… Mais maintenant que vous le dites, si vous nous voyez - Cecil ou moi – trainer dans les jardins le soir après le couvre-feu vous n’en parleriez à personne ? Nous préparons juste une petite farces pour le match de Quidditch, rien de bien méchant, ne vous inquiétez pas. Il s’agit juste d’un petit feu d’artifice…

Le jardinier sembla réfléchir. Pour la forme. Il ne le faisait pas réellement, trop heureux d’obtenir une potion miraculeuse pour un prix aussi bas. Aussi, accepta-il de servir d’alibi aux deux Serpentard.
Il pensait faire une affaire en or, s’en tirer avec brio.
Pourtant, il ne savait que derrière son air de préfète innocente et généreuse, Rahel n’était que machinations. Depuis trois jours elle prenait soin d’empoisonner ce tulipier en particulière, avec une substance qui attire irrésistiblement les pucerons. Tout en prenant soin d’en créer un remède dans la foulée. Au fond, ce n’était pas bien compliqué et même un première année pouvait créer ce poison et son antidote.
Seul Rahel avait eu la sournoiserie de les créer à dessein.

Lorsqu’elle rejoignit finalement Cecil à la tombée de la nuit, elle dissimulait ses airs triomphants derrière un petit sourire de satisfaction.

-Ah, Whitewind, Comment ça s'est passé ? La voie est dégagée ? De mon côté, tout est prêt, il n'y a plus qu'à se lancer !

Elle acquiesça, tandis que son sourire se muait en rictus. Elle lui murmura :

-Parfait, pour moi aussi tout est dans la poche !
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Préfet de Serpentard
Ven 1 Juin - 15:08
C'est pour ça que Cecil appréciait Whitewind : quand elle disait qu'elle allait faire quelque-chose, elle le faisait, et tous les obstacles qu'un destin adverse (ou, de façon plus probable à Poudlard, le concierge) pouvait placer sur son chemin ne suffisaient pas à l'arrêter. Elle ne venait sûrement pas d'un lignage aussi prestigieux que celui des Lawford, mais sa force de volonté la rendait plus Serpentard que Salazar ! Le jeune homme était content de la compter parmi ses amies, car il se doutait qu'elle devait constituer un adversaire redoutable.

- Magnifique ! s'exclama-t-il quand elle lui annonça la nouvelle de son succès. Je ne sais pas comment tu as convaincu ce lourdaud de MacKenzie de nous laisser le champ-libre, mais je les connais, lui et sa famille : s'il a juré de nous couvrir, il nous couvrira. Chez eux, ils sont tous trop bêtes pour trahir une promesse.

Il brandit fièrement le paquet qu'il portait sous le bras.

- Puisque la voie est libre, je propose que nous passions à l'action : pas la peine de faire s'impatienter ses pauvres Lionceaux !

Les deux Serpentard se lancèrent dans la nuit, silhouettes furtives engoncées dans leurs capes noires filant sur la pelouse difficilement éclairée par la faible lueur d'une lune couverte de lourds nuages.  Mais soudain, un bruit les fit s'arrêter ; tendant l'oreille, ils réalisèrent avec stupéfaction que ce qu'ils entendaient était une version grivoise d'"Il était un petit balai". Un seul être dans l'école pouvait s'amuser à brailler des grossièretés passé minuit : Peeves, l'Esprit Frappeur. Il était quelque-part dans le parc, mais où ? Et surtout, allait-il apercevoir les intrus ?

Edit après lancer de dé : ah bah voilà, Peeves nous a repérés ; je te laisse le bonheur infini de gérer la situation, dis que tu es ravie =D
En vrai, si ça te gêne, on laisse tomber et on en revient à quelque-chose de plus linéaire ; mais j'aime bien un peu d'aléatoire dans les RPs, en général ~


Dernière édition par Cecil Lawford le Ven 1 Juin - 15:10, édité 1 fois
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Ven 1 Juin - 15:08
Le membre 'Cecil Lawford' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dés Action' :
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Lun 4 Juin - 13:13
-Je ne sais pas comment tu as convaincu ce lourdaud de MacKenzie de nous laisser le champ-libre, mais je les connais, lui et sa famille : s'il a juré de nous couvrir, il nous couvrira. Chez eux, ils sont tous trop bêtes pour trahir une promesse.


-En l’occurrence, ce n’est pas pour nous déplaire…

En effet, les qualités – ou les défauts selon le point de vue de Cecil – du jardinier constituaient un agréable avantage. Ils pouvaient presque se donner le luxe de prendre leur temps, ainsi couvert par le jardinier, que pouvait-il donc leur arriver ? Les professeurs ne pourraient rien dire, les autres élèves non plus, ni même l’affreux concierge. Rahel savourait pleinement ce victorieux sentiment d’invulnérabilité.
Elle se sentait puissante.
Il en était ainsi chaque fois qu’elle accompagnait Cecil ou qu’elle parvenait à ses fins aux dépends d’autrui, lorsque ses machinations lui donnaient finalement raison. Et dire que certains individus mettaient un point d’honneur à ne jamais mentir. Pour le mérite, soit disant.
N’y avait-il donc aucun mérite à élaborer des plans complexes et les mener brillamment à bien ? Etre honnête n’apportait pas grand-chose sur le plan personnel, finalement. Tandis que les mensonges et la tromperie rendaient adaptables ceux qui avaient l’habitude de les côtoyer.
Oui, mentir rendait adaptable, car souvent, un plan ne se déroule pas comme prévus. Il fallait donc composer constamment avec l’imprévu et même, savoir retourner la situation à son avantage. D’ailleurs…

-Oh non, ne me dit pas que…

Tout comme Cecil, Rahel comprit instantanément la signification de cette mélodie aux notes discordantes.
Peeves.
Vite, Rahel s’aplati contre le sol, imité par son camarade de classe et de méfaits mais… Trop tard, l’esprit frappeur les avait remarqués et il obliqua instantanément dans leur direction.

-Tient, tient, qu’est-ce que nous avons là ?
Cecil tenait toujours le sac contenant " l'arme du crime " dans sa main, Rahel espérait qu’il ait la présence d’esprit de le dissimuler.

HRP : pas de soucis pour Peeves, moi aussi j'aime l'aléatoire :p
J'allais aller plus loin, mais je te laisse décrire la réaction de ton personnage :3
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Préfet de Serpentard
Mar 5 Juin - 13:24
- Oh non, ne me dis pas que...

Cecil se sentit entraîné contre le sol par sa complice et tomba sur l'herbe plus violemment qu'il l'aurait voulu. Une envie pressante d'invoquer les sous-vêtements de Merlin le saisit, mais un réflexe salvateur le retint au dernier instant : il y avait encore une chance pour que Peeves ne les ait pas repérés, ce n'était pas le moment de lui faciliter la tâche.

Mais quand le jeune homme releva la tête, il découvrit la silhouette rabougrie et chamarrée de l'esprit frappeur qui s'approchait dans leur direction, un sourire goguenard sur ses lèvres de crapaud. Regrettant d'avoir retenu son juron, Cecil fourra le paquet qui contenait les feux d'artifice compromettants sous son corps allongé d'une main, et tira sa baguette de l'autre.

- Il ne faut surtout pas qu'il voie nos visages, murmura-t-il à Rahel, sinon, il est capable de nous dénoncer à un professeur. On va devoir créer une diversion pour l'éloigner d'ici... Une idée ?

Hors RP : voilà comment mon perso réagit, tu peux reprendre là où tu en étais =D
J'ai conscience que ce RP est bien court, mais si jamais, J'AI une idée de diversion ; je voulais juste te laisser faire ce que tu avais en tête :'D
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