Morsmordre

Méfait... pas encore accompli. Mais qu'est-ce qu'elle fout là, cette chieuse ? (Ft. Wallis Gordon-Murray, septembre 1970)

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Préfet de Serpentard
Dim 15 Avr - 18:46
Sabotage. Zabotache, pour être exact. Tel était le maître mot qui occupait l’esprit de Cecil en cet instant précis. En vrai, dit comme ça, on a l’impression que la circonstance a un petit quelque-chose d’exceptionnel, de pas courant, mais pour être franc,  « zabotache » était un mot qui avait souvent occupé l’esprit du petit Lawford depuis son entrée à Poudlard, tant le jeune homme prenait plaisir à emmerder le monde autour de lui. Alors, maintenant, si vous vous demandez pourquoi « zabotache » plutôt que le classique et universellement connu « sabotage », disons, pour résumer, que la réponse tient entre autres choses à un caractère résolument taquin (d’aucuns diraient « troll »), à l’incapacité de l’oncle Abraxas à prononcer correctement le moindre mot d’allemand et à des vacances d’été passées à Heidelberg sept ans plus tôt.

Or donc, quelle était la nature de ce zabotache en particulier ? Quidditchienne. Eh oui, malgré le, ou plutôt à cause du, peu de sympathie que Cecil portait à ce sport, celui-ci était devenu son sujet de préoccupation le plus immédiat. Il faut dire que ce peu de sympathie était contrebalancé par une dévotion sans faille envers sa sœur jumelle Vivian qui, elle, pour le coup, était une grande fan de tout ce qui consistait à envoyer des cognards dans la tronche de l’humanité, une dévotion suffisante pour qu’elle constitue la seule joueuse de Quidditch qui trouvait grâce à ses yeux.

Et, précisément, le zabotache que planifiait Vivian allait lui permettre de concilier cette antipathie à son affection fraternelle. En effet, il consistait en la détérioration systématique des capacités de vol des balais de l’équipe de Gryffondor, détérioration qui résulterait en leur réjouissant catapultage cul par-dessus-tête lors du prochain match, d’une part, en une victoire morale et physique incontestable pour l’équipe de Serpentard, et donc pour Vivian, d’autre part. Un joli cadeau à faire à sa sœur adorée comme à lui-même, en somme.

Pour procéder à ce sabotage, pardon, à ce zabotache, la principale difficulté était d’accéder aux vestiaires de l’équipe des Lionceaux, où étaient conservés les balais. La salle était en effet protégée par tous les enchantements que l’on trouvait classiquement autour des pièces privatives de Poudlard, du bon vieil Alohomora au sortilège de Pousse-Doigts-de-Pieds. Cela étant, Cecil comptait à son actif six années d’effraction dans les endroits les plus variés du collège, aussi était-il confiant en ses chances. Au pire, il reviendrait avec Regina.

Ainsi, arrivé devant les quelques cahutes qui jouxtaient le terrain de Quidditch, Cecil posa son oreille contre la porte qui menait au coin des Gryffondor, constata qu'aucun son n'en émanait, puis jeta un coup d’œil alentours pour s'assurer qu'il était bien seul.

Et là, Cecil déchanta. Une jeune fille le regardait d'un air qui indiquait clairement qu'elle se demandait ce qu'il foutait là, et également qu'elle doutait fortement que la réponse à cette question fût moralement justifiable. Sans même prendre le temps de réfléchir à qui était cette enquiquineuse ni à ce qu'elle-même pouvait bien glander ici à une heure pareille, Cecil, sous l'impulsion d'un instinct affûté par seize années de sarcasme, lança avec un aplomb irréprochable :

- Et qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Tu veux une interview pour Sorcière-Hebdo, ou quoi ?


Dernière édition par Cecil Lawford le Jeu 26 Avr - 14:27, édité 1 fois
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Préfète de Serdaigle
Sam 21 Avr - 15:56

feat Cecil Lawford. Garçon pas fréquentable, horripilant.

Un méfait pas encore accompli, qu'est-ce qu'il fiche ici cet imbécile ?


Le Quidditch c'est vraiment nul. Sport de vantards, d'amuseurs de foire qui se croient indispensables. En plus d'être idolâtré comme pas permis et comme si ce sport n'était pas assez ridicule, les joueurs usaient d'une violence que tu ne tolérais pas. Se balancer des cognards dans la figure, quel fabuleux sport !... Et dire que tu t'y étais essayée juste pour voir. Erreur du passé, ne pas le répertorier. Pourtant, c'était assez amusant de voler, d'accélérer...
Stop, perte de temps.

Alors pourquoi être ici ? Car être installée dans les gradins est confortable, observer les idiots aussi. Espérer que les Serdaigles gagnent leurs matchs ou encore insulter les mauvais joueurs qui étaient fréquemment chez les Serpentards. Quotidien répétitif. Quoi que maintenant, tu dévisages les joueurs de l'équipe de Gryffondor, tu t'éloignes un peu plus d'eux. Depuis ta quatrième année. Futile, détail insignifiant et pourtant.... Troublant. Tiens, les seuls qui ne t'ont pas importunés sont les Poufsouffles.

Tu soupires, tu marches, ton livre dans ta sacoche, tu évites de regarder les autres. Cela te met mal à l'aise de croiser le regard des inconnus, d'être abordée par eux, encore plus. Alors, tu changes de direction, un peu trop rapidement, comme s'ils t'ennuyaient à rire aussi fort. Tu les esquives, tu n'es déjà plus dans les couloirs menant vers ta maison. Non, tu es dans ceux aux étendards rouges et dorés. Et visiblement, tu n'es pas la seule visiteuse.

Si ton arrivée n'était que passagère, cette personne avait l'air bien occupé. Louche. Tu fronces spontanément tes sourcils, tu le reconnais vite. Tu es vite agacée. Parce que tu sais bien que ce n'est pas une visite de courtoisie, que quelque chose cloche. Sinon il n'aurait pas son oreille appuyée sur la porte de la salle des Gryffondors, éternel rival des Serpentards.

Nouveau soupir, tu es lasse. Ennuyée et blasée. Totalement. Il te remarque, il ne te reconnaît pas. Pourtant, tu doutes qu'il existe d'autres personnes comme toi. Des longs cheveux corbeaux, une expression souvent irritée. Tes paupières se ferment quelques secondes. Aucune tenue, aucune politesse. Ce n'est qu'un imbécile de Sang-Pur. Lawford, un nom présent dans les grimoires.

Une désinvolture qui t'a déjà effleuré. Il te faut un petit moment pour ne pas te laisser emporter par des sentiments trop violents.
Wallis ∞ « Qui voudrait t'interviewer dans cette posture ? Ridicule. »

Le visage écrasé contre une porte, scrutant les échos. Très glamour. Une photographie n'aurait pas été de trop, tu le regrettes presque autant que tes paroles amères. Cependant, tu restes courtoise. Mais ta voix est un peu trop aiguë, ton coeur bat un peu trop vite. Tu n'aimes pas les représailles mais en tant que Préfète, tu préfères t'assurer qu'il ne fasse pas de choses inutiles. Oui, c'est parce que tu es Préfète que tu tires les oreilles de tous les imbéciles de l'école.
Wallis ∞ « Que manigances-tu ici ? Ce ne sont pas les vestiaires de Serpentard. »

Tu préfères directement faire part de tes suppositions. Cela t'étonnerait fort qu'il se retrouve ici par hasard comme toi. De toute façon, tu es impliquée alors autant aller au bout. C'est toujours mieux que de le laisser faire n'importe quoi. Tu liras après.
Désolée de l'attente c'est une période chargée mine de rien ! J'espère ça te plaît sinon je change !
Awful
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Préfet de Serpentard
Mer 25 Avr - 13:40
Ce ne fut que quand elle ouvrit la bouche pour lui lancer une répartie enflammée que Cecil la reconnut : Wallis Gordon-Murray, une sang-de-bourbe Serdaigle de la même année que lui, qu'il avait déjà entendue donner des réponses de première de la classe dans différents cours qu'ils avaient eus en commun... et surtout, qu'il avait récemment revue à la rentrée, lors de la réunion des préfets. Tout comme lui, son arrivée en 6ème avait été marquée par l'apparition d'un joli insigne frappé d'un martial "P" sur sa (pratiquement inexistante) poitrine.

En soi, Cecil s'en fichait qu'on nomme des Sang-de-Bourbe préfets : celle-ci avait l'air sérieuse et plutôt douée dans ses études, il n'y avait pas de raison qu'elle fasse du mauvais boulot ; par contre, l'idée qu'elle puisse le prendre en défaut lui était insupportable (pour être juste, il convient de préciser que l'idée lui aurait insupportable même s'il avait eu un Malfoy en face de lui, l'origine n'y était pour rien). Et le problème, c'était qu'un préfet ne pouvait infliger de punition à un autre. Il allait devoir se sortir de là sans abus d'autorité.

- Que manigances-tu ici ? demanda Murray d'un ton inquisiteur qui fit penser à Cecil qu'elle ferait sûrement une belle carrière si elle décidait d'entrer dans la police. Ce ne sont pas les vestiaires de Serpentard.

- Si je te réponds, il faudra que je te retourne la question ensuite, rétorqua-t-il avec un sourire narquois. A moins que je sois devenu daltonien, le blason sur cette porte n'est pas bleu et bronze...

Il s'éloigna de la porte et croisa les bras, attendant la réponse de la brune jeune fille avec un air de fausse innocence sur le visage.


P.S. : je t'ai déjà répondu, mais prends ton temps ! Je sais que la période est chargée, donc je ne voudrais pas avoir tes exams sur ma conscience =D
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Préfète de Serdaigle
Lun 30 Avr - 14:27

feat Cecil Lawford. Garçon pas fréquentable, horripilant.

Un méfait pas encore accompli, qu'est-ce qu'il fiche ici cet imbécile ?


Ah. Encore ce sourire agaçant. Cet air de petit sang-pur pourri gâté de naissance. D'ordinaire, il en faut beaucoup pour t'affecter mais il a un don. Celui de profondément t'agacer et t'irriter. Le petit malin de service, il y en a toujours un. Celui qui pense que quoiqu'il fasse, tout ira bien et que personne ne le captera. La seule chose qu'il a c'est sa taille. Il est vraiment trop grand. A croire que tous les sorciers ont des poussées de croissance phénoménales.

Wallis ∞ « Alors j'attends tes explications, tu ne dois pas être là par "hasard". »

Cependant, tu ne veux pas que les choses aillent dans son sens, que tu te retrouves avec la même excuse que lui. Le hasard. Quoique tu n'y crois pas vraiment. Tu aimerais le dire, que tu n'es là que par pure coïncidence mais ce serait aussi étrange que lui. Tu ne peux pas le formuler ainsi. Alors, tu restes silencieuse, tu fixes le couloir en attente d'une raison valable. Tu ne peux pas lui dire que tu es là pour fuir la foule, il en rigolerait sans gêne, ce serait un peu humiliant. Tu mets un peu trop de temps à répondre, essayant de paraître aussi naturelle que possible. Ta voix est toujours aussi cassante en soit.

Wallis ∞ « En effet, ce n'est pas le coin des Serdaigles. Je... cherchais seulement quelqu'un de cette... maison. »

Ok. C'est horrible la façon avec laquelle tu cherches à camoufler ton passage hasardeux par une rencontre imprévisible. C'est totalement louche. Pas crédible. Mais avouer que tu ne veux pas te mêler aux foules, cela te donnerait un air encore plus hautain. Tu t'en passerais bien.

Avec un peu de recul, tu restes plutôt crédible, ta mine est toujours aussi lasse, tu ne te trahis pas. Sauf un léger gloussement. Car chercher quelqu'un de Gryffondor alors que tu maintenais une distance avec eux ... Était impossible. Tu ne connais que le nom de la capitaine sans jamais lui avoir parlé. Et aussi, ce garçon en quatrième année... ...

Inspires. Expires. Tu n'as rien à te reprocher, c'est lui qui allait faire quelque chose, collé à la porte. Tu te reconcentres sur lui et son sourire tellement faux. C'est bon, tu as les idées claires. En apparence.
Pour l'instant tu as la poitrine inexistante de Wallis sur la conscience  è_é
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Préfet de Serpentard
Lun 30 Avr - 20:01
Dans un premier temps, l'explication de Murray parut bien bancale à Cecil : comme tout le monde à Poudlard, il avait entendu parler de la baffe dont, selon la légende, on pouvait encore voir la marque sur la joue d'un Gryffon qui s'était fait un peu trop pressant. Il s'apprêtait à répliquer d'un dubitatif "c'est ça, et moi je cherchais le diadème de Serdaigle" quand un élément vint le faire réviser son jugement tout net...

C'était quoi ce gloussement ? Il y avait donc vraiment encore des filles qui gloussaient ? Ni Vivian, ni Regina n'auraient jamais été surprises à se lasser aller de la sorte ; pourtant, elles avaient le même âge que Murray. En tout cas, même s'il n'était pas un expert en la matière, Cecil savait que généralement, quand une demoiselle laissait s'échapper un son pareil, c'était parce qu'elle essayait de contenir une excitation particulière. Or, si on additionnait Murray+ joueur de Quidditch + Gryffondor + gloussement nerveux, on arrivait à la somme : rendez-vous galant.

Oh là là... Le beau dossier. Visiblement, elle avait retourné sa casquette et fini par se réconcilier avec les beaux sportifs qui aimaient les planches de pain ! Les filles allaient se mordre les doigts d'avoir raté ça ! Un sourire pour le coup parfaitement sincère éclaira la rousseur de Cecil.

- Ecoute, visiblement, je suis toujours plus là "par hasard" que toi, lança-t-il, goguenard. On peut savoir qui c'est, ce cher Lionceau ? Je l'ai peut-être croisé en venant...
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Préfète de Serdaigle
Lun 30 Avr - 21:06

feat Cecil Lawford. Garçon pas fréquentable, horripilant.

Un méfait pas encore accompli, qu'est-ce qu'il fiche ici cet imbécile ?


Ah. Un sourire encore jamais aperçu fait son apparition. Sourire qui te laisse muette pour quelques secondes, quelques longues secondes. Le temps que tu ne repasses ses paroles dans ton esprit. Tu cherchais encore pourquoi il avait interprété cela de la pire manière possible. Toi ? Sortir avec un Gryffondor ?

Une seconde. Tu sens une certaine chaleur, ton visage rougit l'espace d'une seconde. Passé ce délai, tu attrapes quelques mèches de ta frange pour tirer vainement dessus, reprenant ton calme. Apparence parfaitement neutre, visage redevenu mi-inexpressif. Il ne faut pas que ce soit lui qui voit ta gêne, il se moquerait, il en jouerait sûrement aussi. Tu inspires doucement, tout le monde y croit à cette fille glaciale, inatteignable. Il ne faut pas que tu te laisses avoir.

Wallis ∞ « P.. Pourquoi penses-tu que je cherche un garçon ? Ce raisonnement est futile. Ce n'est pas parce que ce gars a fait quelque chose de déplacer que je voudrais le revoir. Pourquoi d'ailleurs..? C'est même le contraire. Retomber dessus serait... »

Tu fermes rapidement ta mâchoire. Tu parles beaucoup trop vite, comme si tu cherchais à te justifier. C'est d'autant plus louche que tu n'as pas du tout réussi à le faire parler, c'est toi qui es tombée. Ton coeur bat un peu trop fort dans ta poitrine, tu effleures encore tes cheveux comme une ultime parade et dans un souffle agacé tu laisses échapper.
Wallis ∞ « Vraiment agaçant. Je ne veux pas voir un homme qui ne se présente pas avant de vouloir.... m'embrasser. »

C'est tellement futile que tu fermes tes paupières. Pourquoi tu laisses ce côté échapper en face de lui ? On dirait une jeune fille en peine, troublée par des sentiments complexes. Ridicule.
cecil est obsédé par les poitrines en vrai  Pls
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Préfet de Serpentard
Mar 1 Mai - 11:54
Au crédit de Murray, Cecil devait reconnaître qu'elle restait exceptionnellement calme face à son insinuation, pourtant pas exactement subtile. Tout juste un instant de flottement et un petit geste nerveux avec ses cheveux. Par contre, quand elle ouvrit la bouche, la déroute commença pour la plus grande satisfaction du Serpentard :

- P.. Pourquoi penses-tu que je cherche un garçon ? se défendit-elle. Ce raisonnement est futile. Ce n'est pas parce que ce gars a fait quelque chose de déplacé que je voudrais le revoir. Pourquoi d'ailleurs..? C'est même le contraire. Retomber dessus serait...

- Je ne pensais pas particulièrement à lui, pour être franc... fit remarquer Cecil. Tu es au courant qu'il y a six autres joueurs, dans l'équipe de Gryffondor, au moins ? Mais merci de confirmer que le souvenir est encore cuisant !

Murray avait visiblement été assez déstabilisée par l'estocade du vert-et-or. Répétant le geste de se recoiffer, elle rétorqua d'un ton sec :

- Vraiment agaçant. Je ne veux pas voir un homme qui ne se présente pas avant de vouloir.... m'embrasser.

Cecil n'aurait pas été plus heureux si on lui avait annoncé que Noël était désormais célébré quotidiennement. Enfin, premier parmi tous les élèves de Poudlard, il avait la confirmation que cette histoire de fer à repasser gifleur n'était pas qu'une légende ! Il sauta sur l'occasion avec autant d'enthousiasme qu'un Niffleur lâché au milieu d'un coffre fort de Gringotts :

- Alors c'est vrai, ce que tout le monde raconte ? Un Gryffondor a vraiment essayé de te rouler un patin sans ta permission ?

Cecil marqua une pause, regardant le blason qui ornait la porte du vestiaire des Gryffondor. Il n'avait beaucoup de respect pour grand monde en-dehors de sa famille et ses amis, mais l'éducation qu'il avait reçue lui avait quand même inculqué quelques notions de base ; parmi celles-ci, l'idée que forcer une personne, surtout du sexe opposée, à faire quoi que ce soit était répugnant se tenait solidement ancrée dans l'esprit du jeune homme, particulièrement si ce quoi que ce soit était d'ordre sexuel (ou s'en rapprochant, en l'occurrence).

- Tu as bien fait de lui claquer le beignet, ajouta-t-il, toujours souriant, mais sans hypocrisie. S'il a vraiment fait ça, il ne méritait pas mieux. Personnellement, je l'aurais envoyé rejoindre les sirènes du lac, en prime.
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Préfète de Serdaigle
Mar 1 Mai - 21:24

feat Cecil Lawford. Garçon pas fréquentable, horripilant.

Un méfait pas encore accompli, qu'est-ce qu'il fiche ici cet imbécile ?


Wallis ∞ « ... »

Il était trop tard maintenant. Tu avais parlé sans t'arrêter de choses futiles et sans intérêt. Comme si tu accordais vraiment de l'importance à un inconnu. Tu restais muette, enfouissant une part de ton visage dans ton col. Tu t'étais totalement fait avoir. Comme une débutante. Tu paraissais vraiment naïve. C'était gênant. Tu aurais préféré partir là tout de suite et ne plus le recroiser avant un bon moment. Si tu n'avais pas vu sa mine intéressée, tu l'aurais sûrement fait. Si tu n'avais pas écarquillé tes yeux en l'entendant pour rougir brusquement par ses paroles pas assez convenables à ton goût.

Wallis ∞ « R.. Rouler un patin....? J'ignore... s'il voulait vraiment aller jusque là. Ce devait juste être une plaisanterie, l'humour des Gryffondors... »

Ou quelque chose comme cela. Les beaux lions qui se pavanaient, pensant que tout leur appartenait. Ils étaient désagréables derrière leurs magnifiques sourires de colgate. D'une certaine façon, à tes yeux ils étaient pires que les Serpentards -même si tu n'en connaissais qu'un -tu ne connaissais pas personnellement un Gryffondor, peut-être que tu jugeais vite -tu n'avais pas envie d'en connaître finalement. Tant que tu avais tes quelques amis digne de ta confiance cela te suffisait. Pas besoin d'être populaire.
Wallis ∞ « ... Je suis surprise. Je ne pensais pas que tu dirais quelque chose.... de compatissant. Tu n'es pas aussi.... exécrable pour un... Serpentard je suppose. »

C'est un compliment caché. Tu n'es pas assez à l'aise pour le dire franchement qu'il te semble ... admirable. Ou quelque chose comme cela. Tu en oublies presque qu'il semblait vraiment louche à ton arrivée, sa farce est un souvenir égaré. Il s'en tire bien, tu as lâché l'affaire sans le remarquer.
<3
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Préfet de Serpentard
Jeu 3 Mai - 10:10
Voir cette grande perche longiligne rougir d'embarrassement était assez satisfaisant, Cecil ne pouvait le nier. Visiblement, elle était aussi à l'aise avec le sujet qu'un troll dans un magasin de porcelaine. Cecil n'était ni cruel, ni sadique, mais un peu de moquerie sans méchanceté allait constituer une petite leçon qui pourrait être profitable à la Serdaigle....

- R... Rouler un patin..? bégaya-t-elle. J'ignore... s'il voulait vraiment aller jusque là. Ce devait juste être une plaisanterie, l'humour des Gryffondors...

- Comment ça, "tu l’ignores" ? Il a essayé de t'embrasser, oui ou non ? se moqua Cecil, goguenard. Il me semble que tu devrais le savoir ! Et ne lui cherche pas d'excuses, les Gryffondor n'ont pas d'humour, ils ont la tête trop enflée pour ça...

Il allait lui demander l'identité de ce Lionceau indélicat, quand des paroles inattendues franchirent les lèvres de la jeune fille :

- Je suis surprise. Je ne pensais pas que tu dirais quelque chose.... de compatissant. Tu n'es pas aussi.... exécrable pour un... Serpentard je suppose.

- Dis-moi quelques-chose que je ne sais pas, répliqua Cecil avec un haussement d'épaules. L'opinion de cette petite née-Moldue le laissait royalement indifférent. Mais dis donc, c'est quoi ces clichés ? Les Serdaigles ne sont pas censés être des parangons de tolérance ?
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